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Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé

L’aveu est de taille. Le système sanitaire sénégalais présente des failles. La reconnaissance est du ministre de la Santé selon qui, c’est la pandémie du coronavirus qui a mis à nu toutes ces limites. Mais, avec les moyens du bord et les plans mis en place, Abdoulaye Diouf Sarr pense que le pays pourrait relever le défi.

Les défaillances du système sanitaire n’étaient pas connues du commun des Sénégalais. Mais à cause de la crise de la maladie du Covid-19, toutes les limites de ce système sont révélées au grand jour surtout sur le plan du renforcement des capacités humaines, matérielles et financières. C’est l’avis du ministre de la Santé et de l’action sociale hier lors d’une rencontre de partage du Plan d’investissement et de réformes 2020-2024 de son ministère, en présence d’élus locaux, de partenaires sociaux et de représentants de la Société civile.
Mais, malgré les résultats satisfaisants enregistrés ces derniers temps dans la lutte contre cette pandémie, ces limites demeurent, si on en croit le ministre de la Santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.
«Cette crise sanitaire a mis à nu certaines de nos limites», a-t-il avoué. D’ailleurs, le ministre de la Santé et de l’action sociale trouve que le fait d’être cité en exemple dans le monde confère au Sénégal une grande responsabilité dans la lutte contre cette maladie. Mais, au regard de ses capacités, le Sénégal peut tout de même relever ce défi, s’empresse-t-il de rassurer. «Nous disposons d’atouts considérables pour assumer cette responsabilité et vaincre la maladie», dit-il en citant la décision du président de la République qui consiste à mettre en place un plan quinquennal 2020 soumis à l’appréciation des élus locaux, des partenaires sociaux et d’associations de la Société civile en vue d’apporter des solutions aux limites du système sanitaire sénégalais. A l’en croire, un plan consistant à doter le pays d’infrastructures et d’équipements modernes et des ressources humaines est aussi élaboré au ministère de la Santé et de l’action sociale. Ce plan participera à offrir un système sanitaire de qualité. Mais d’après lui, il faudrait des réformes pour accompagner cette merveilleuse idée.
«Ces réformes sont nécessaires voire impératives pour apporter des changements profonds portant, entre autres, sur la gouvernance du secteur, la gestion hospitalière, le développement de l’industrie pharmaceutique, la santé digitale, la gestion des effectifs, la promotion de l’investissement prix», indique-t-il. Ainsi, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, pense que la mise en place de ces réformes permettra, avec l’appui des investisseurs, d’atteindre les objectifs de ce Plan national de développement sanitaire en vue d’une amélioration durable du système sanitaire de notre pays.
Pour terminer, Abdoulaye Diouf Sarr sollicite aussi bien la contribution des partenaires techniques et financiers et les contributions des élus locaux.

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