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D’anciens frères de parti, amis, famille et proches collaborateurs de Me Jacques Baudin se sont réunis hier pour formuler des prières en sa mémoire. Pour eux, leur regretté maire de la commune de Diourbel est irremplaçable, sans compter le fait qu’il ait laissé un grand vide derrière lui.

Un an après la disparition de l’ancien maire de la commune de Diourbel, par ailleurs ministre de l’Environnement, puis de la Justice, mais aussi ministre des Affaires étrangères au temps du Président Abdou Diouf, des Diourbellois pleurent toujours la mort de Me Jacques Baudin. Réunis hier au centre Keur Khaléyi, baptisé sous le nom Centre Jacques Baudin, les anciens collaborateurs de Me Baudin sont largement revenus sur les qualités et enseignements de l’homme.
Pour Pape Kâ, ancien et dernier chef de Cabinet de Me Jacques Baudin, ils se sont réunis dans la plus grande sobriété pour formuler des prières et que leur regretté ami soit encore dans ces paradis les plus élevés qu’on appelle Firdawsi. Ainsi, M. Kâ de préciser : «Voilà un an déjà que Jacques Baudin, le grand Jacques, je ne parle pas du Jacques le Laquais, mais Jacques de Molière, si vous vous souvenez qui incarnait la fidélité, la bravoure. Jacques nous a laissé un vide difficile à combler. Le défaut de Jacques, c’est qu’il ne pouvait pas dire non. Il était d’une probité, d’une humilité, d’une hilarité exemplaire. Jac­ques Baudin, c’était un homme particulier. D’ailleurs, nous avons beaucoup appris de lui. Il avait l’habitude de partager et nous veillerons à ce que sa mémoire soit toujours perpétuée.»
L’occasion a été aussi saisie par M. Kâ pour rappeler que Jacques Baudin a eu un manuscrit, Les Mémoires, qui malheureusement n’a pas été tiré en grand nombre. «Il n’y a que des spécimens qu’il a offerts à des proches. Et je ne reste pas un mois sans ouvrir ce livre», souligne-t-il. A l’en croire, ce n’est pas le contenu qui le frappe, mais plutôt ce français clair, qui malheureusement risque de devenir souvenir. Il poursuit : «Dans ce pays, les gens ne parlent plus du français. Sur le plan lexical, syntaxe, au passage, je dis le français qui est en train de mourir comme les valeurs. Le français, je répète, est en train de disparaître comme nos valeurs. Les gens ne savent plus parler français. Et quand on prend ce livre de Jacques Baudin, des fois on a même tendance à reprendre son petit Robert, son livre de grammaire pour réviser des choses.» De l’avis du porte-parole du jour, ils étaient à la bonne école où ils ont appris la grammaire, l’orthographe, la conjugaison et comme Boileau disait : «Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément». «Ça c’était du Jacques Beaudin», précise-t-il.
Correspondante

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