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Le palais de justice de Diourbel

Le ministère public a requis une peine d’emprisonnement ferme de 2 ans pour les prévenus Daouda Lam, Khadim Thiam, Papa Malick Ndao et Djily Guèye. Arguments à l’appui, il qualifie dans son réquisitoire le délit pour lequel les prévenus ont été attraits à la barre du Tribunal de grande instance de Diourbel de «véritable association de malfaiteurs». L’avocat de la société a mis le doigt sur les dégâts causés par ces agents municipaux et leur complice Djily Guèye. «16 élèves ne pourront malheureusement pas passer l’examen du Baccalauréat cette année parce que simplement les extraits de naissance qu’on leur a délivré sont faux. Plusieurs personnes n’ont pas pu avoir de carte d’identité du fait de ces faux documents. L’acte était rémunéré à 6 000 francs», avance Me Guèye.
Les avocats de la défense ont essayé de démonter les arguments qu’il a développés pour asseoir la culpabilité de leurs clients. Pour Me Amadou Djibril Diallo, «chaque procès est également une question sociale posée au juge. Ils sont dans la prison du besoin».  Il ajoute : «En ce mois de ramadan, il faut pardonner à ces prévenus qui avaient demandé la clémence et pardon. Ils ont reconnu avoir fauté. Ils sont déjà condamnés par la société.» Son confrère Abdoulaye Babou, avocat de Djily Guèye, a quant à lui demandé la relaxe de son client qui ne serait pas coupable. «Il n’a pas confectionné les cachets. Il a dit qu’il n’exerce plus cette activité», poursuit Me Babou.
Ces prévenus sont accusés d’association de malfaiteurs, faux en écriture publique authen­tique, contrefaçon et falsification des sceaux de l’Etat. A la barre, les agents municipaux Daouda Lam, Papa Malick Ndao et Khadim Thiam n’ont pas nié les faits.
badiallo@lequotidien.sn

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