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Alors que le Covid-19 étouffe les ménages, que tout est à l’arrêt, tout est important pour des bénéficiaires des bourses familiales. Quitte à affronter le chaud soleil de midi qui dicte sa loi devant La Poste de Diourbel pour espérer percevoir leurs sous du premier trimestre. D’autres bénéficiaires de ce programme social se sont regroupés devant la préfecture, la gouvernance ou le Théâtre de verdure. Des rassemblements dans un contexte de Covid-19 où la distanciation physique est recommandée pour lutter contre la propagation du virus. Pourtant, nombre d’entre eux soutiennent que c’est la deuxième fois qu’ils vivent une telle galère pour percevoir leur aide. «Depuis 8h, je suis là à attendre, sans compter que cela fait presque 5 jours que je fais la navette. Personnellement je suis désespérée. Je pense qu’on devait faire des groupes de vingt personnes le matin et le soir», confie une dame.
Une autre bénéficiaire, Ndèye Amy Diouf, d’ajouter : «La situation est très difficile. Parfois, on peut dépenser beaucoup d’argent avant d’avoir droit à son dû. La situation est plus dramatique depuis l’apparition de cette pandémie du coronavirus. Les règles de distanciation physique sont res­pectées ainsi que le port du mas­que. Mais dès qu’on nous demande de nous approcher, les bousculades commencent», dit-elle.
De son côté, Marame Kâ, habitant au quartier Keur Cheikh Ibra Fall, a fait savoir que c’est la première fois qu’elle rencontre autant de difficultés pour le payement des bourses. Mame Saye Faye, elle, est d’avis qu’il est temps que les autorités compétentes revoient le mode de payement de ces bourses sociales. Aussi, le secrétaire général de l’Association des handicapés a déploré le manque d’organisation noté dans ce payement. Khadim Dieng déplore la situation et confie qu’un homme est tombé à cause des bousculades parce qu’il se déplace avec de béquilles. «Nous souhaitons que l’espace soit beaucoup plus organisé pour que les mesures barrières soient respectées. C’est pourquoi les Forces de l’ordre devaient être sur place», a-t-il dit.
Une source du bureau de La Poste admet que le rush noté devant les locaux est «inadmissible», mais assure que cette situation, «indépendante» de leur volonté, reviendra à la normale dès ce vendredi. «Les relais se chargeront de confectionner les cartes par quartier, car c’est ce qui a été toujours fait. Mais parfois, les gens viennent sans même être convoqués parce qu’avec la crise et le retard de payement, ils ont tous besoin d’argent. Nous sommes en train de payer le premier trimestre de l’année 2020 alors que nous sommes au mois de mai», confie-t-on.

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