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Après moult plaintes et complaintes des populations du Baol sur les animaux en divagation, le préfet du département, Ibrahima Fall, a lancé hier l’opération de ramassage de ceux-ci. M. Fall a précisé que les propriétaires des animaux mis en fourrière auront au maximum 8 jours pour récupérer leurs bêtes.

Le préfet du département de Diourbel, Ibrahima Fall, a procédé mercredi au lancement de l’opération de ramassage des animaux en divagation. Laquelle initiative, selon l’autorité administrative, fait suite à un constat de la divagation des animaux qui commençait à s’accentuer au niveau des communes de Diourbel et de Ngohé. M. Fall a ainsi précisé que le phénomène, notamment la divagation des porcs, avait des conséquences au niveau de la cohésion sociale parce que les gens commençaient à faire justice par eux-mêmes en procédant à la lapidation.
«On constatait aussi que les porcs fréquentaient les lieux de culte. C’est ainsi que nous avons pensé regrouper les acteurs concernés, l’Association des éleveurs, les services techniques mais également les collectivités territoriales pour partager et trouver des solutions à ce phénomène. A l’issue de cette réunion, l’une des recommandations phare a été la mise en fourrière des animaux errants, notamment les porcs dans les communes de Diourbel et de Ngohé». Ainsi, pour le jour du lancement de ces opérations, les autorités ont ciblé le quartier Cheikh Anta dans la commune de Diourbel.
«Nous avons mis en fourrière 13 chèvres, 8 porcs et 2 ânes. Maintenant, il reviendra à la mairie de maintenir la cadence en continuant les opérations jusqu’en fin décembre et là on va évaluer l’impact. Les citoyens ont un délai de 8 jours pour aller aux services publics communaux pour récupérer leurs animaux mis en fourrière moyennant une taxe. Parce qu’au-delà de ce délai légal, la commune de Diourbel est fondée à procéder à la vente aux enchères qui sera assurée par une commission où le préfet désignera un représentant mais aussi le percepteur municipal sera représenté», a-t-il expliqué.
A l’en croire, la taxe à payer est déjà fixée par le décret 86-275 qui réglemente la mise en fourrière des animaux. «Si on se fie au dispositif de ce texte, le citoyen devra payer 2000 francs Cfa par animal par jour de garde et 2000 francs Cfa pour la conduite. Par exemple, si la chèvre est gardée là-bas pendant 3 jours, son propriétaire devra payer 6000 francs Cfa plus 2000 francs Cfa pour la conduite. Ce qui fera un cumul de 8000 francs Cfa», a-t-il détaillé.
De même, M. Fall a assuré que la municipalité a déjà pris les dispositions nécessaires avant le démarrage de l’opération. «Il y a eu une bâche qui a été mise en place pour éviter que les animaux ne soient sous le soleil mais aussi il y a eu des barrières pour protéger davantage ces animaux. Nous avons exigé que la nourriture des animaux soit disponible. Après vérification, ils ont pu acheter 10 sacs d’aliments de bétail et 10 sacs de foin pour l’alimentation de ces animaux», a-t-il dit.
Toutefois, l’autorité administrative a invité les sous-préfets des arrondissements à faire la sensibilisation auprès des agriculteurs et des éleveurs en organisant un Comité local de développement (Cld). Une réunion, selon lui, qui va regrouper les chefs de village, les acteurs mais également les maires des différentes communes pour mieux encadrer la période de pâturage post-récolte par un acte règlement. «L’autre recommandation, c’est la délimitation des parcours de bétail. Pour la journée d’aujourd’hui, elle a eu un effet immédiat au niveau des populations car nous avons constaté qu’il n’y a pas beaucoup d’animaux errants. Donc je pense que l’information est bien passée», a-t-il ajouté.

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