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A la préfecture de Diourbel où siège la seule et unique commission administrative, il faut se lever très tôt pour espérer s’inscrire sur les listes. Abdou Ndiaye explique : «Je suis venu à 4 heures du matin. On m’a remis un ticket numéroté. Vous venez de me voir à 16 heures et j’attends encore.» Ils sont des centaines de personnes qui, chaque jour, depuis le 2 novembre, date officielle du démarrage des opérations, se bousculent devant la préfecture. Certaines viennent même des villages environnants. «Je suis venu pour obtenir la carte d’identité parce que j’ai entendu à la radio que si on ne le fait pas au-delà des 6 mois, on devra payer 10 000 francs. Et moi, je suis un paysan. Avec 10 000 francs, je préfère nourrir mes enfants. Maintenant que je me suis inscrit, je me sens soulagé», a dit Mor Fall de Lagnar. Des sources proches de la commission donnent les raisons de ces lenteurs. «L’unique machine sur laquelle s’effectuaient les opérations est tombée en panne à deux reprises. Ce qui s’est répercuté sur le travail parce qu’il fallait l’acheminer jusqu’à Dakar pour sa réparation», souligne-t-on. Ici, la moyenne par jour est de 120 inscrits. A Bambey, la situation est presqu’identique. Les commissions implantées dans les sous-préfectures de Lambaye, Ngoye et Baba Garage attendent leur démarrage effectif. Seule celle de Bambey commune fonctionne pour le moment. Alors que dans le département de Mbacké, ils sont près de 1 374 inscrits depuis le 16 novembre dernier.
badiallo@lequotidien.sn

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