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A Diourbel, les membres de l’Union nationale des opérateurs privés semenciers du Sénégal (Unops) ont demandé à l’Etat de réglementer la commercialisation de l’arachide en protégeant les semenciers.

L’exportation des graines d’arachide met en rogne les membres de l’Union nationale des opérateurs privés semenciers du Sénégal (Unops) qui se sont réunis à Diourbel hier pour procéder au renouvellement de leur bureau. Le président réélu ne cache pas son inquiétude en estimant que «la situation notée dans cette présente campagne arachidière est plus ou moins alarmante». Selon Cheikh Barra Guèye, ils ont prévu d’écrire «une lettre ou un mémorandum au chef de l’Etat pour qu’il intervienne avant qu’il ne soit trop tard». «Nous invitons le gouvernement à réglementer la commercialisation de l’arachide en faisant de telle sorte que les semenciers puissent acheter en premier lieu pour qu’ils aient de bonnes semences pour la prochaine campagne, puis l’industrie locale, avant de vendre aux exportateurs. Certes nous avons fait une bonne campagne arachidière, mais il y a des graines qui peuvent servir de semences et d’autres non», prévient M. Guèye. D’autant plus que, souligne-t-il, l’agriculture constitue une filière importante pour le développement de l’économie du pays. «Sans compter le fait que nous sommes inquiets de ne pas avoir de semences l’année prochaine si la situation persiste. Il faut qu’on change les critères parce qu’on ne peut pas astreindre les acheteurs, certains du pays, à des conditions et non à ceux de l’extérieur.» C’est ainsi que M. Guèye a tenu à rappeler que la principale préoccupation de l’Unops, «c’est de faire en sorte que les producteurs aient des semences en quantité suffisante et de bonne qualité». D’après le gouverneur de Diourbel, il faut un élan de patriotisme puisque l’Etat a subventionné les semences. «Pour cela, chaque producteur a même le devoir de se rendre aux points de collecte officiels afin que l’usine puisse se doter d’un stock de matières premières suffisant pour pouvoir tourner ses machines», suggère Gorgui Mbaye.

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