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La mortalité maternelle, néonatale et infantile inquiète le Réseau siggil jigeen. Responsable du volet Plaidoyer et mobilisation communautaire dans le consortium Usaid/Nema, le Réseau siggil jigeen, sous la houlette du préfet, a tenu un Cdd pour inviter les autres maires des communes du département de Diourbel à s’engager pour parvenir à éradiquer le phénomène.

Le nombre élevé de décès liés à la mortalité néonatale et infantile effraie les femmes. Il en est de même de la faiblesse du taux de planification familiale. Comment faire pour diminuer voire éradiquer le phénomène ? Une équation que le Réseau siggil jigeen (Rsj) compte résoudre. La stratégie de cette Ong, membre du consortium Usaid/Nema, consiste à mobiliser des ressources au niveau des collectivités territoriales, mais aussi auprès de bonnes volontés pour venir à bout de la mortalité néonatale et infantile. Pour réussir le pari de ce plaidoyer qui vise à sensibiliser les maires pour une inscription d’une ligne budgétaire dédiée spécifiquement à la santé maternelle, néonatale et infantile et à la planification familiale, le réseau a initié une série de Comités départementaux de développement (Cdd).
A Diourbel, la rencontre qui a vu la participation des deux sous-préfets, du médecin-chef de district, des maires et des secrétaires exécutifs des comités de développement de santé a servi de prétexte à la coordonnatrice régionale du Réseau siggil jigeen de revenir sur l’importance du programme. Nogaye Guèye Gaye a demandé aux différents participants de s’approprier le programme qui sera transféré aux populations à son terme. Mme Gaye a regretté les perturbations notées dans les établissements sanitaires : «Les nombreux mouvements de grève au sein du secteur de la santé ont impacté négativement le déroulement des activités. La santé est une question importante et un secteur prépondérant dans le développement. On ne peut pas parler de développement sans santé.»
A sa suite, Boubacar Traoré de l’unité régionale de Coordination d’Usaid/Nema a axé son intervention sur l’importance de la mobilisation des ressources. En écho, Lala Fall Ba, présidente des Badiénou gox, a réaffirmé la disponibilité de ses collègues à travailler avec le Réseau siggil jigeen pour une bonne appropriation du programme par les populations. Alors que Maï­mouna Diouf Bèye, coordinatrice de la santé de la reproduction du district sanitaire de Diourbel, rappelle qu’une seule sage-femme ne peut assurer le fonctionnement d’une maternité 24h/24. «Donc, il faut penser à doubler les sages-femmes au niveau de ces postes. Et si on obtient l’engagement des maires comme toujours d’ailleurs, parce qu’ils avaient recruté des sages-femmes dans le passé, on pourra relever le défi. Mais à présent, ce besoin se fait sentir. Pour pouvoir bien assurer la continuité des soins, il serait bien que les maires s’engagent à appuyer le recrutement des sages-femmes», a-t-elle indiqué. Maire de Keur Ngalgou, Modou Fall répond positivement à cette demande : «Je m’engage à doubler les sages-femmes au niveau de ces postes, car on a réservé un montant de 2 millions de F Cfa…»

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