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Les membres de la sous-section du Sutsas de l’hôpital Heinrich Lübke de Diourbel ont tenu un sit-in dans les locaux dudit établissement. Un mouvement d’humeur pour réclamer la restitution des sommes ponctionnées sur les indemnités de motivation de novembre dernier.

La ponction effectuée sur les primes de motivation de novembre dernier à l’hôpital de Diourbel fait grincer les dents des membres du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) qui sont sortis de leurs gonds. Matar Ndiaye, secrétaire général de la sous-section du centre hospitalier régional Heinrich Lübke, revient sur leur différend avec la direction de l’hôpital : «Les motivations sont mensuelles. Et au moment où nous faisons la répartition des motivations de novembre, cela a coïncidé avec la directive prise par les autorités étatiques de demander aux directions des Etablissements publics de santé (Eps) de procéder à des prélèvements sur les salaires et les motivations locales.» Cette répartition, dit-il, équivaut à 19,720 millions de F Cfa qui constituaient les motivations du premier trimestre de 2017. En revanche, M. Ndiaye a tenu à préciser «qu’il s’agissait de faire la répartition des motivations. La direction de l’hôpital, au lieu de faire le discernement entre la motivation mensuelle et ce montant qui est tombé en même temps qu’il coïncidait avec des prélèvements et de faire la différence, c’est-à-dire de faire deux états pour ne pas créer de problème, a tout confondu». Pour lui, ce n’était pas du tout normal de faire la répartition de cette manière. «Face à une situation exceptionnelle, il faut prendre des mesures exceptionnelles», a-t-il ajouté. A l’en croire, ils ont fait savoir au directeur de l’hôpital qu’ils n’étaient pas en phase avec la manière dont il a géré la répartition de cette motivation de novembre. Aussi, M. Ndiaye estime qu’ils réclament leur dû et ils continueront à le faire jusqu’à ce que cela soit effectif pour tous les camarades du Sutsas qui ont vu ce montant être prélevé des motivations. «La direction avait dit qu’elle allait convoquer la commission paritaire et cela a pris du temps. C’est au moins deux mois et deux commissions paritaires se sont passées, donc il avait tout le temps de régler la situation.» Aujourd’hui, selon lui, si la direction perdure ou fait pourrir la situation, ils resteront tous les matins de 10 heures à 13 heures sans travailler. Pour le moment, ajoute-t-il, ils ne peuvent que procéder à des sit-in avant de signaler qu’ils n’écartent pas de déposer une plateforme en bonne et due forme pour passer à la vitesse supérieure.
De son côté, le directeur de l’hôpital a estimé que l’administration a uniquement suivi les directives du ministère de la Santé et de l’action sociale. Selon Dr El Hadj Amadou Dieng, «c’est la tutelle qui a demandé à un certain moment de la grève de ponctionner sur les motivations des travailleurs ; ce que l’hôpital a fait sur le mode de fonctionnement habituel». Et de poursuivre : «Il s’est trouvé que durant cette ponction, on a eu des recettes à terme et le plus normalement on aurait calculé avec les recettes ‘’Payer à leurs frais’’ (Paf) sur lesquelles on a fait des ponctions comme cela nous a été demandé au niveau du ministère de la Santé et de l’action sociale.» De l’avis de M. Dieng, ce sont des ponctions tout à fait normales et que l’administration a respecté une directive. «Aujourd’hui, au moment où je vous parle, je n’ai pas reçu une revendication officielle qui puisse nous permettre de discuter sur cette question-là malgré le sit-in.»

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