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Des membres de l’Association des conducteurs de motos jakarta, communément appelés «jakartamen», de la commune de Diourbel sont interpellés par la police. Ils tenaient hier un mouvement d’humeur pour dénoncer les maux auxquels ils sont confrontés.

Hier, aux environs de 10h, les «jakartamen» ont allumé des pneus tout au long de l’avenue d’Avignon, devant le marché Ndoumbé Diop, les locaux de la gouvernance et de la préfecture. Des gaz lacrymogènes et des échanges de jets de pierres entre les conducteurs de taxis-motos et les flics n’ont pas manqué au rendez-vous. C’est ainsi que nombre d’entre eux ont été interpellés par les éléments du Commissariat urbain de Diourbel et placés en garde à vue avant d’être libérés dans la soirée. Par contre, quatre manifestants sont toujours en garde à vue au commissariat. A en croire Diassé Faye, président de l’Association, ils déplorent la somme de 6 000 F Cfa qu’on leur demande de payer alors qu’il leur est interdit de stationner devant le marché Ndoumbé Diop. «Les autorités veulent aménager un seul lieu de stationnement pour tous les motos jakaarta de la commune. Ce qui est impossible. Nous dénonçons ces décisions auprès de qui de droit. Nous sommes là pour se faire entendre en gardant nos emplois et non en semant une anarchie. Les Forces de l’ordre ne nous donnent pas l’opportunité de travailler. Nous sommes tout le temps arrêtés en pleine circulation», a-t-il ajouté.
De son côté, le préfet de Diourbel a fait savoir que le mouvement d’humeur n’a pas été une marche autorisée. Ibrahima Fall précise qu’ils ont eu l’information que des «jakartamen» se regroupaient dans un endroit précis pour procéder à une marche. C’est ainsi, selon lui, que les éléments de la police se sont déplacés pour les dissuader. «Nous avions constaté une anarchie au niveau de la rue d’Avignon qui est assez sensible et qui dessert l’hôpital régional. Il y a des bouchons qui sont là-bas et il faut faciliter la circulation, notamment celle des ambulances. Et pour cela, à l’issue de cette réunion, il y a eu des recommandations qui ont été formulées pour réglementer les lieux de stationnement, mais également les règles de circulation à l’intérieur du marché Ndoumbé Diop. Il y a sept mesures qui visent toutes à améliorer la sécurité au niveau du marché. Il y a non seulement la vérification des installations électriques, la réglementation des zones de stationnement, mais aussi des bouches d’incendie, la lutte contre les encombrements et les insalubrités au niveau du marché», dit le préfet. Alors, poursuit-il, «qui dit changement et transformation, cela va de soi, il y aura de la réticence de la population qui parfois pense qu’une situation illégale doit toujours demeurer. Rappelons que force restera à la loi malgré ce qui s’est passé ce matin (hier)».
Correspondante

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