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Le palais de justice de Diourbel

Sa libération n’aura duré que le temps d’une rose. Ibrahima Kébé est retourné hier en prison suite à l’ordre du procureur donné aux Forces de défense et de sécurité de cueillir Ibrahima Kébé, une fois que ce dernier est hors de la Maison d’arrêt et de correction de Diourbel et de le conduire de nouveau au parquet. Le maître des pour­sui­tes  s’est appesanti sur le procès-verbal de constat de l’infraction qui n’a pas été annulé.

Ibrahima Kébé n’humera pas comme il s’y attendait l’air de la liberté comme attendu dans la capitale du Baol. Le maître des poursuites a en effet donné aux Forces de défense et de sécurité l’ordre de cueillir Ibrahima Kébé, une fois que ce dernier est hors de la Maison d’arrêt et de correction de Diourbel et de le conduire de nouveau au parquet. Le chef du parquet a agi ainsi après que Me Moustapha Ndiaye, avocat de la défense, qui a battu son argumentaire sur le non-respect de l’ article 101 du Code de procédure pénale qui prévoit qu’avant l’inculpation, le juge d’instruction a l’obligation en matière criminelle de désigner  un avocat dans les 24 heures pour convoquer l’avocat aux fins d’assister son client. Ce qui n’a pas été fait par le magistrat-instructeur. Ce qui a entraîné une violation de l’article 101. Par conséquent en vertu de l’article 164 du code de procédure pénale, il y a eu annulation de toute la procédure subséquente. L’avocat a ainsi obtenu la main levée sur le mandat de dépôt décerné contre son client.
Ibrahima Kébé, né le 17 février 1984 à Richard Toll ; était poursuivi de deux chefs d’accusation à savoir le trafic international de drogue et la contrebande. Le bonhomme avait acquis 8,8 kilogrammes de chanvre indien en Gambie qu’il s’apprêtait à vendre en territoire mauritanien. Arrivé à hauteur de Darou Mouhty, il a été appréhendé par les douaniers de la subdivision régionale de Diourbel. D’après l’acte d’accusation, Ibrahima kébé avait reconnu à l’enquête préliminaire les faits à lui reprochés. Devant le magistrat instructeur, il avait fait volte-face.
badiallo@lequotidien.sn

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