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La problématique de la prise en charge des enfants se pose avec acuité au Sénégal en général et dans la région de Diourbel en particulier. Le constat est que le respect des droits des enfants se fait en demi-teinte. Afin de faire respecter les droits des enfants, l’Ong Ndeyi-jirim est d’avis que la  société civile doit jouer sa partition en venant en  appoint à l’Etat. En partenariat avec Terre des hommes de la Suisse, cette Ong se bat pour que les enfants n’aient plus de problèmes relatifs à leurs droits économiques, sociaux et culturels. D’ailleurs, du fait de la prolifération des daaras et de l’option faite par les parents d’y amener leurs enfants, il est urgent de régler cette question ; d’où l’appel de Oumar Sy, coordonnateur de ladite Ong, pour que «l’Etat prenne en charge ces enfants en aidant les Serigne daaras pour qu’ils ne soient pas exposés à certains fléaux». D’ailleurs, Oumar Sy souhaiterait une synergie des actions des différentes interventions. A sa suite, Me Ibrahima Guèye, greffier en service au Tribunal de grande instance de Diourbel, déplore le fait que les enfants talibés soient laissés à eux-mêmes. «Cette situation n’est pas tellement reluisante. Ils sont exposés à la maltraitance et aux agressions sexuelles. Ils sont laissés à eux-mêmes. Au Tribunal, nous recevons certains cas de pédophilie, de viol, etc. Touba a plus de cas. Au Tribunal pour enfants, de plus en plus, on voit le rôle d’audience qui s’alourdit, la fréquence de mineurs qui  viennent de ces milieux. D’année en année, on voit qu’il y a une tendance haussière. Ces enfants pour la plupart ne disposent pas d’actes d’état civil», dit-il.
badiallo@lequotidien.sn

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