PARTAGER

Tout est à reprendre au stade Ely Manel Fall de Diourbel où l’infrastructure inaugurée en 1977 par le Président poète, et réhabilité par le Président Wade, est dans un état de dégradation avancé.

Hier une mission du ministère des Sports et une délégation chinoise chargée des travaux de réfection dudit stade ont rencontré les acteurs en présence du député-maire, Malick Fall, et de Sidy Badiane, vice-président du Conseil départemental.
L’état de dégradation du stade Ely Manel Fall est tel que l’équipe fanion de la région ne s’entraine pas dans ce temple du sport. La Sonacos ayant élu domicile au stade Massène Sène de Fatick et envisage même d’accueillir pour le compte de la Ligue professionnelle ses adversaires dans cette ville.
«Tout est à reprendre dans ce stade», peste l’Inspecteur régional des sports, Cheikh Sadibou Ndiaye qui s’exprimait lors de cette visite d’inspection conduite par le directeur des Infras­tructures sportives.
Auparavant le directeur intérimaire du stade est revenu sur l’état de délabrement très avancé de Ely Manel Fall qui a été réfectionné en 2009 à hauteur de 1,9 milliard par les Chinois. Et Cheikh Diouf d’énumérer : «Ce qui est urgent, c’est la pelouse, l’éclairage public, la canalisation, les toilettes. Il faut une autre tribune parce que le stade a une seule tribune de 3 000 places.» Des propos corroborés par Ely Birahim Fall, vice-président de la Ligue : «La réhabilitation est urgente et nous voulons qu’elle soit complète et de qualité. Neuf années après sa réhabilitation, vous voyez dans quel état le stade est. Tous nos joueurs sont blessés. La Sonacos est obligée d’aller jouer à Fatick.»
Interpellé sur ces doléances, Cheikh Ahmed Tidiane Sarr, directeur des Infrastructures au ministère des Sports confie : «On va faire des études pour voir comment réhabiliter entièrement le stade Ely Manel Fall qui est une préoccupation du mouvement sportif de la région. Cette rencontre nous a permis de mettre le doigt sur les difficultés que connait ce stade qui a besoin d’un coup de pouce et nous sommes là pour ça. Le problème qui revient le plus fréquemment, c’est le problème de l’entretien et de la maintenance des infrastructures sportives. Nous avons noté depuis quel­ques années que des équipes comme la Sonacos, les Navé­tanes ont des difficultés pour organiser des compétitions», souligne-t-il. Avant d’ajouter : «La deuxième phase du projet consiste à une assistance technique, c’est-à-dire former les préposés à l’entretien et à la maintenance. Ils seront accompagnés par des experts chinois pendant une à deux années. Nous avons interpellé les élus locaux présents parce que le sport est une compétence transférée.»
Cheikh Sadibou Ndiaye aurait aussi souhaité, au cas où les collectivités locales n’auraient pas les moyens pour l’entretien, que ce stade soit géré autrement. Ainsi il préconise que «le stade soit géré au niveau national et confié à un directeur nommé au niveau national. Le ministère va après le prendre en charge».
badiallo@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here