PARTAGER

Certains élèves ont repris le chemin de l’école hier, après 8 mois de vacances forcées du fait de la pandémie du coronavirus. En effet, la visite par les autorités de certains établissements de la commune de Diourbel a permis de constaté que le port du masque n’a pas été tout à fait respecté.

Le ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’insertion, accompagné du gouverneur, du préfet de département, de l’inspecteur d’Académie entre autres autorités de Diourbel, a visité quelques établissements de la commune. Une tournée qui a ainsi permis à Dame Diop de constater que le port du masque n’a pas été respecté par les élèves au niveau de certaines écoles. Selon M. Diop, le protocole sanitaire a été respecté et les dispositions pédagogiques ont été prises pour une reprise effective des classes, même si, souligne-t-il, la reprise a été timide. En ce sens, il a fait remarquer que l’inspecteur d’Académie a donné aux directeurs l’instruction de démarrer les cours même avec deux élèves.
Revenant sur le respect des mesures barrières par rapport à la lutte contre la propagation du Covid-19, M. Diop précise, «j’insiste particulièrement sur le respect du protocole sanitaire, notamment le port du masque. Nous avons constaté pendant la visite que dans certains établissements, les apprenants n’avaient pas porté le masque. Nous avons rappelé aux directeurs, proviseurs et principaux que le port du masque est une mesure indispensable. Il faut interdire l’accès dans les établissements à tout élève ou enseignant qui ne porte pas de masque. Nous avons tous un rôle à jouer».
A l’étape du lycée Mouha­ma­dou Moustapha Mbacké, le ministre de la Formation professionnelle a rappelé aux élèves qu’ils sont parfois asymptomatiques mais ils ont laissé chez eux leurs parents et grands-parents qui sont souvent vulnérables. «Nous souhaitons que la pandémie passe rapidement mais il faut qu’on soit vigilant en respectant les mesures barrières», a-t-il dit.
Un non-respect du port de masque que le proviseur du lycée tentera de justifier par le fait qu’ils n’ont pas reçu de dotations. Des explications, selon l’inspecteur d’Académie Seydou Sy, qui ne tiennent pas parce que les proviseurs et les principaux n’ont pas de contraintes budgétaires. «Il suffit de réunir votre conseil de gestion avec vos ressources additionnelles et vous pouvez chaque année régler un problème. Si vous prenez l’exemple vos collègues qui sont à l’intérieur de la région, il y en a certains qui ont construit des salles ou amélioré leur environnement d’autant plus qu’un lycée génère 30 millions de francs Cfa de ressources additionnelles. Pour les masques, nous sommes tous des parents d’élèves, nous avons tous veillé ce matin à ce que nos enfants partent à l’école avec leurs masques. Si vous mettez un dispositif de thermo-flashage à l’entrée de l’école, du gel, et que les élèves viennent démasqués et que vous les acceptez dedans, il y a problème. Il faut corriger cela dès l’après-midi. Aucun élève ni professeur ne doit accéder à l’intérieur sans masque. Demain (aujourd’hui), nous repasserons pour suivre la situation», a-t-il signalé.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here