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Les statistiques par rapport au taux de prévalence du Vih/Sida sont plus ou moins alarmantes au niveau de la région de Diourbel, notamment dans le département de Mbacké. Ainsi, le point focal Vih de la région médicale de Diourbel, Mame Bousso Amar Khouma, détaille : «On a une cohorte de 1 432 personnes dépistées positives et suivies au niveau des différents sites de prise en charge de la région. Pour ce qui concerne les nouvelles infections de 2018, on a enregistré 421 nouveaux cas d’infection au Vih/Sida. Pour l’année 2019, de janvier à septembre, on est à 275 nouveaux cas, ce qui n’est pas du tout négligeable.»
Pour Mme Khouma, responsable du Bureau régional de l’éducation et de l’information pour la santé, le taux de prévalence de la région est en dessous de la moyenne nationale qui est de 0,5%. Selon elle, parmi ces 1 432 personnes suivies, il y a 95 enfants. C’est pour dire qu’il reste encore des efforts à faire dans le dépistage des enfants et leur prise en charge. «Nous sommes à 0,2%. C’est une situation qui est un peu alarmante pour ces deux dernières années. Et ce taux est plus important par rapport au département de Mbacké», dit-elle. Pour Mme Khouma, «le suivi est gratuit avant de demander aux populations de Diourbel d’aller se faire dépister et en cas de sérologie positive d’intégrer le traitement qui est efficace et gratuit». Selon l’adjoint au gouverneur chargé du Développement, Sidy Sarr Dièye, la prise de conscience collective est indispensable pour aboutir à un résultat satisfaisant. Ainsi, rappellera-t-il, «depuis plusieurs années, l’Etat est en train de déployer des moyens énormes pour pouvoir aboutir à des résultats jugés satisfaisants, mais il faut reconnaître que la participation et l’adhésion des populations posent problème». Pourquoi ? «Parce que tout simplement, poursuit-il, nous avons des réalités. Les personnes vivant avec le Sida sont stigmatisées.» Il invite ainsi les populations à adhérer à cette politique de l’Etat avant d’interpeller l’ensemble des acteurs concernés pour une plus grande adhésion des masses concernées. De l’avis de Sidy Sarr Dièye, la sensibilisation est toujours de mise. Toutefois, dira-t-il, toute l’importance du choix du thème choisi, «La prise en charge des enfants vivant avec le Vih/Sida».
Correspondante

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