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Après que les conducteurs de voitures «Allo Dakar» qui effectuaient illégalement le trans­port interurbain ont été démasqués, les Jakarta men du département de Diourbel ont pris le relais. C’est dans ce cadre que 15 motos Jakarta et 9 véhicules «Allo Dakar» ont été immobilisés, selon le patron du Commis­sa­riat urbain de Diourbel.

Nonobstant les risques auxquels ils s’exposent, il y a encore des jeunes intrépides, qui tentent de contourner les dispositions de l’Etat d’urgence instauré pour lutter contre la pandémie et l’interdiction du transport inter-régions. C’est ainsi que les conducteurs de moto Jakarta ont pris le relais pour convoyer les voyageurs entre les régions. Un Jakarta man explique : «En cette période de pandémie où nos activités dans la commune sont au ralenti, il y a certains d’entre nous qui s’adonnent au trafic inter-régions pour ne pas se retrouver avec les poches vides durant ce couvre-feu.» Un système huilé est mis en place pour contourner les points stratégiques très bien surveillés. «Par exemple, si quelqu’un nous interpelle pour aller à Thiès, l’un de nous le conduit jusqu’à Bambey ou Ndangalma. C’est de là-bas qu’il prendra un autre Jakarta man, lui permettant de finir son trajet. Idem pour ceux qui partent à Kaolack ou Fatick. Personnellement, je ne me suis pas encore lancé sur ce type de transport, car étant illégal et je ne souhaite pas être mis aux arrêts, surtout en cette période de crise. D’autant plus que j’ai entendu dire qu’il y a des Jakarta men et conducteurs de taxis «Allo Dakar» interpellés pour avoir pratiqué ce transport illégal.» Par exemple, Diourbel-Thiès ou Fatick ou Kaolack, le ticket est fixé à 10 mille F Cfa alors que Diourbel-Touba est à 5 mille F Cfa. Une inflation du prix de transports qui donne des idées aux chasseurs de primes qui sont pourtant surveillés par les Forces de l’ordre, aux aguets. Selon Ousmane Diédhiou, patron du Commissariat urbain de Diourbel, la traque a permis de mobiliser 15 motos Jakarta et 9 véhicules. A l’en croire, «ces motos et voitures effectuaient le transport interurbain (Diourbel-Touba, Diourbel-Mbacké, Diourbel-Bambey ou d’autres destinations) interdit par le chef de l’Etat durant toute la période du couvre-feu».
Pour l’instant, les conducteurs de ces véhicules et motos Jakarta restent encore en liberté. Mais ils vont être prochainement présentés au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Diourbel. «Et ce sera au représentant du ministère public de décider de leur sort», précise M. Diédhiou, qui annonce que les opérations seront poursuivies jusqu’à la fin de ce couvre-feu décrété par le Président Sall pour lutter contre la propagation du coronavirus.

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