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La commune de Diourbel a voté vendredi dernier son budget dont la grande partie est réservée au fonctionnement. L’investissement est la portion congrue, parce que les Diourbellois ne paient pas d’impôts. Dans cette collectivité locale, le personnel est pléthorique, il est de 252 agents et il perçoit une masse salariale de 405 millions de francs Cfa. Au niveau de la mairie, les conseillers courent, depuis 2014, après une formation qui tarde à se faire.

«Les Diourbellois ne paient pas d’impôts. Si vous voulez que la mairie s’acquitte de ses devoirs, vous devez faire des efforts en payant les impôts et les taxes sur les ordures ménagères.» Ainsi s’exprimait Malick Fall, maire de la commune de Diourbel. C’était à l’occasion du vote du budget. Un budget qui est passé de 1 milliard 613 millions 985 mille 051 francs Cfa à 1 milliard 515 millions 068 mille 566 francs, soit une baisse de 98 millions 916 mille 485 francs Cfa en valeur relative et  6,2% en valeur absolue. Cette baisse s’explique, d’après le rapport de présentation du maire, «par une volonté d’ajustement par la réduction progressive des dépenses de fonctionnement». L’essentiel de ce budget est réservé au fonctionnement. Il est de 80%. L’investissement représente la portion congrue de ce budget, parce qu’il n’est que 253 millions 611 mille 594 francs  Cfa. La mairie emploie 252 travailleurs dont 127 permanents. Ce budget, de l’avis de Chérif Abdoul Aziz Aïdara, «est trop ambitieux. Il faut le revoir, parce qu’on n’a jamais atteint un taux appréciable de recouvrement. Il faut renforcer la commission des finances, si on veut atteindre un bon taux de recouvre­ment». Dans cette collectivité locale, si on en croit le conseiller Ma­ma­dou Dioum, «il n’y a pas de bonne gouvernance et de trans­parence. Le fonctionnement est de 80% dont les 32% représentent la masse salariale». Ce à quoi répondra le maire : «Il y a une bonne transparence. C’est ce qui nous a permis de régulariser les cotisations sociales qui n’étaient pas payées depuis belle lurette. Elles représentaient 200 millions de francs.» Le conseiller Dioum, qui a voté contre, envisage «de déposer un recours gracieux au niveau de l’autorité administrative,  parce que des gardiens recrutés sont payés dans les rubriques honoraires et frais d’actes».
Présent lors de la session consacrée au vote du budget, l’adjoint au préfet invitera en ces termes les conseillers : «Le budget est important. S’il ne tenait qu’à moi, le travail ne serait pas bâclé. Il faut former les con­seillers, c’est un impératif. L’état d’exécution des fonds de dotation de la santé n’a pas connu d’avancée comme on l’aurait souhaité. Sur les 37 millions qui ont été alloués en 2016, seuls 10 millions ont été exécutés. Presque toutes les années passées, c’est la même chose.» Cette année, la priorité est accordée aux secteurs de l’éducation et de la santé. «Formation des étudiants est un pari en passe d’être gagné avec le partenariat initié avec Open International. Ce qui permet d’octroyer pendant trois années des bourses aux étudiants.
Depuis 2005, les différentes équipes municipales qui se sont succédé à la tête de la municipalité ne payaient pas les factures d’eau. L’eau est revenue et maintenant la mairie s’est engagée à payer chaque année 1,5 million de francs à la Sde», dixit le maire Malick Fall.
badiallo@lequotidien.sn

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