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Roi Rosenblit, Ambassadeur d'Israël au Sénéga

L’Etat hébreu se dit prêt à renforcer sa coopération avec le Sénégal qui date d’avant l’indépendance. L’ambassadeur d’Israël a évoqué aussi hier, au cours d’un face-à-face avec la presse, les conséquences de l’impasse politique chez lui après les Législatives.

L’ambassadeur d’Israël au Sénégal, Roî Rosenblit, souhaite le retour des Palestiniens à la table des négociations. Pour rendre cela possible, le diplomate compte sur le soutien de pays amis de l’Etat hébreu comme le Sénégal. Mais il estime que les pourparlers ne se feront ni à New York aux Etats-Unis, ni à Genève, mais soit à Jérusalem ou à Ramallah en territoire palestinien. En effet, l’ambassadeur s’exprimait hier à sa résidence, sise à Fann Résidence, où il a convié la presse. Il a salué les relations qui existent entre son pays et le Sénégal depuis avant l’indépendance en 1958. Israël, dit-il, est prêt à renforcer sa coopération avec le Sénégal dans le domaine de l’agriculture, notamment avec le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). D’après Roî Rosenblit, son pays accompagne aussi le Sénégal pour qu’il devienne la première Nation en matière de start-up en Afrique de l’Ouest à l’horizon 2030. L’Etat hébreux apporte en effet son expertise à la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der) pour les femmes et les jeunes. «Je suis sûr que le Sénégal est prêt à adopter le modèle israélien en ce qui concerne l’agriculture, l’autonomisation des femmes et d’autres secteurs», a soutenu le diplomate.
Autre question abordée par l’ambassadeur, les résultats des élections législatives du 17 septembre 2019. Sur ce sujet, il dira à qui veut l’entendre que la politique étrangère d’Israël ne changera pas, quelle que soit l’issue de l’impasse politique. Il a affirmé que l’ouverture vis-à-vis des pays d’Afrique, avec notamment la reprise des relations avec le Tchad et Conakry, entamée par le Premier ministre sortant Benyamin Netanyahu va se poursuivre. Selon les résultats définitifs publiés hier, sur les 120 sièges du Knesset (hébreux qui veut dire Assemblée), les 33 sont revenus au rival de Netanyahu, Benny Gantz. Ce dernier, ancien chef d’état-major de l’Armée israélienne, est le leader du parti «bleu-blanc». Et le Likoud de Netanyahu a obtenu 32 députés. La liste des partis arabes s’adjuge de 13 sièges. Une situation qui plonge le pays dans une impasse, car aucune formation n’a eu la majorité qui est de 61. La formation d’un gouvernement d’union nationale qui peut débloquer la situation peine à voir le jour. Tard dans la soirée d’hier, le Président israélien a demandé à Benjamin Netanyahu de former un gouvernement. S’il se retrouve dans l’impossibilité de le faire, une nouvelle élection risque d’être obligée. Mais pour le diplomate, cela n’est pas une solution, car c’est un mauvais choix d’organiser trois élections dans une même année. Le diplomate craint déjà des conséquences. Selon lui, sans consensus, le pays vivra sans budget pour cette année. Toutefois, il a salué une participation «élevée» avec un taux qui tourne autour de 69%. Selon toujours Roî Rosenblit, la dernière fois qu’il y a eu un gouvernement d’union nationale, c’était entre 1984 et 1988. A l’époque, Shimon Pères et Yitzhak Shamir avaient réussi ce pari. Chacun a fait deux ans comme Pm.

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