PARTAGER

Le cinéma africain est en deuil avec la disparition, le 1er avril 2020 à paris, de Osange Silou-Kieffer, journaliste et historienne de l’art, d’origine guadeloupéenne et spécialiste des cinémas créole et africain. «Osange Silou a été toujours présente et déterminante dans les combats pour une dignité recouvrée des cinémas de l’Afrique et de sa diaspora durant ces dernières décennies : son engagement désintéressé et militant auprès d’organisations africaines comme la Fepaci, le Fespaco et la Communauté des cinématographies africaines en est une illustration parfaite», salue la direction de la Cinémato­gra­phie du Sénégal dans un communiqué de presse qui rend hommage à «une grande amie du cinéma sénégalais». «Son véritable contact et amour avec le Sénégal, nous le devons à ‘’Mère bi’’, tata Annette Mbaye d’Erneville, fondatrice des Rencontres cinématographiques de Dakar (Recidak) en 1990 où Mme Osange Silou n’a eu de cesse d’y assister et de s’impliquer dans l’organisation parfaite de cette manifestation africaine et internationale d’envergure. Son dernier séjour au Sénégal date de novembre 2018 où elle a tenu à faire le déplacement pour magnifier et soutenir la reprise de ces Recidak, après plus de dix années d’arrêt», narre le communiqué. Osange Silou Kieffer était l’épouse du journaliste Guy-André Kieffer, enlevé en côte d’ivoire en 2004 alors qu’en tant que journaliste d’investigation il enquêtait sur des détournements de fonds. «Je te revois, à chaque édition des Rencontres cinématographiques de Dakar (Recidak), souvent membre du jury et toujours aux côtés de ‘’Mère-bi’’, la royale madame Annette Mbaye d’Erneville, initiatrice de ces rencontres à qui tu facilitais les charges, par tes compétences et ton grand amour pour cette merveilleuse dame. Et pour le cinéma africain», témoigne le cinéaste sénégalais Ben Diogoye Bèye dans le même communiqué.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here