PARTAGER

Dans la haute politique, il y a aussi des usines de fabrication d’idées. Il en existe de véritables ouvriers et cette hypothèse-vœu de dissolution de l’Assemblée nationale et de couplage des Législatives et des Locales lancée par Me Aïssata Tall Sall a quelque chose de bien harmonisé pour être une simple opinion. L’on a connu de grands hommes politiques experts en ballon de sonde, qui ont théorisé l’augmentation du nombre de députés par exemple. Et on connaît la suite puisque c’était comme un oiseau qui, petit à petit, faisait son nid. Pour cette proposition de la députée de Osez l’avenir, ça y ressemble encore.

Aymérou Gningue : «L’idée de Aïssata Tall Sall est tout à fait cohérente»
Quand c’est le président du groupe parlementaire de la majorité qui acquiesce, il y a fort à parier que c’est déjà dans les tiroirs. «Je pense que quand le Sénégal sort d’un septennat pour passer à un quinquennat, il est tout à fait judicieux de réfléchir à ce que les élections législatives et l’élection présidentielle se tiennent dans la même année. Autrement dit, que les Législatives puissent se passer après la Présidentielle de 2024», a dit hier, Aymérou Gningue sur I-Radio. Le chef de la majorité parlementaire trouve «tout à fait cohérente» cette idée parce que le Sénégal n’a pas besoin de s’installer dans une «campagne électorale permanente». Il estime, tout de même, que «c’est une idée qu’il faut creuser».
Mais Aymérou Gningue d’ajouter : «C’est une proposition qu’elle (Aïssta Tall Sall) fait, mais je pense qu’il y a d’autres pistes qu’on peut (explorer). Ce qui est important, c’est de penser déjà qu’il y a effectivement un problème de cohérence qui se pose parce que tout président de la République a besoin d’avoir une majorité stable pendant toute la durée de son mandat. Donc, il faudra que l’Assemblée nationale, les forces politiques commencent à réfléchir sur la question. Maintenant, une des possibilités qu’elle a sortie, c’est de dissoudre l’Assemblée nationale et de convoquer des élections législatives. Alors, si on les convoque en 2019, forcément le mandat des députés ira jusqu’en 2024.»
Le couplage fait donc son chemin. Et le débat ne manquera pas de se poursuivre après la prestation de serment du président de la République Macky Sall, réélu dès le premier tour.
hamath@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here