PARTAGER
Les élèves du Lycée Limamou Laye brandissant leur trophée.

Vainqueur de la 1ère édition, le Lycée Limamou Laye a remporté encore une fois le Championnat de littérature, d’art et de philosophie (Clap) 2017. Cela, à l’issue d’une finale disputée au Cices, sanctionnant six mois de compétition ayant mis aux prises dix lycées de Dakar.

Le Lycée Seydina Limamou Laye de Guédiawaye est l’équipe championne de l’édition 2017 du Championnat de  littérature, d’art et de philosophie (Clap)… Au départ, ils étaient dix (10) établissements dont 5 écoles publiques et 5 privées. Et au final, c’est le Lycée Limamou Laye qui a été le dernier à faire face au Lycée de Pikine Est lors de la finale disputée samedi dernier à la salle de l’Unité africaine du Cices, pleine à craquer. La joie des pensionnaires du Lycée Limamou Laye pouvait être comprise dans la mesure où c’est la deuxième fois d’affilée que leur établissement vient d’inscrire son nom au palmarès du Clap, après avoir remporté la 1ère édition l’année dernière.
Chargé de communication du Cercle de la francophonie pour l’excellence et la solidarité, maître d’œuvre de l’évènement, Moussa Sow de dire que la baisse du niveau des élèves est à l’origine de l’initiative d’organiser le Clap. «Les élèves et les étudiants ne s’expriment pas correctement dans la langue française», constate M. Sow qui souligne que les membres du Cercle de la francophonie pour l’excellence et la solidarité «sont issus du Clap et sont passionnés de littérature». S’inspirant de la citation de l’ancien Président américain John Kennedy qui dit «ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays», les maîtres d’œuvre du projet soutiennent s’être «investis comme des avocats pour apporter des solutions à la baisse du niveau des élèves».
Le projet est constitué de quatre manches. Il y a la scène de la langue qui consiste à poser des questions sur la grammaire pour asseoir le niveau des élèves, essayer de les imprégner du b.a.-ba du français. Ensuite vient le Sénégal en poche pour pousser les élèves à connaître «les figures de proue de l’histoire du Sénégal». A l’heure où le concept de l’émergence est agité sur toutes les lèvres, Moussa Sow estime qu’avant d’espérer y parvenir d’ici 2035, il faudra investir sur la qualité des ressources humaines. Et que le Clap participe à cela si l’on se fie à sa position.
Il y a une rubrique qui traite du civisme et de la citoyenneté pour inculquer les qualités du «citoyen modèle aux élèves», à en croire M. Sow. Qui soutient que les potaches sont soumis à une épreuve qui consiste à décortiquer le sens des citations wolofs.
Au moment où le bas niveau des débats en politique sur les plateaux télé est incriminé, le Clap prépare les élèves à avoir la meilleure tenue lorsqu’il s’agit de défendre ses idées en politique. «On est dans l’ère de la communication. On va anticiper pour les former sur ce qui les attend. De façon intellectuelle, à la télé, les politiciens se chamaillent. Alors, le débat est de bas niveau. On leur (les élèves) donne des thèmes pour défendre des arguments pour convaincre le jury», indique-t-il. Le «jeu rôle» où chaque école a dix minutes pour faire des prestations théâtrales est ce à quoi ont eu droit les établissements qui ont eu à prendre part au Clap qui a débuté le 14 décembre, soit six mois de compétition.
Pour ce qui concerne la 3ème édition, les organisateurs veulent la tenir dans toutes les 14 régions du Sénégal. Déplorant le manque de soutien de la part des autorités à qui des correspondances ont été adressées, Moussa Sow informe que les membres de leur structure se sont cotisés pour pouvoir organiser cette compétition.
ambodji@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here