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L’Afrique commence maintenant à se mesurer aux Occidentaux dans les productions podcast.  En atteste le prix de la musique originale dans le podcast décerné à «Dianké», une production du Raes. Les membres de cette Ong, qui sont  à leur deuxième production, n’ont pas caché la joie qui les anime après cette marque de reconnaissance.

Le prix de la musique originale dans un podcast a été décerné ce dimanche à Dianké par le Paris podcast  festival. Une fiction  radiophonique ouest africaine produite par l’Ong Raes. «Nous sommes très ravis de ce prix. Le travail des auteurs est remarquable. Après la diffusion, on avait un bon retour du public», s’est réjouie Fatou Maty Diouf, membre du Raes. Avant de montrer toute sa satisfaction sur cette production. «C’est le podcast natif ouest africain. Il a été produit au Sénégal», a-t-elle dit la voix teintée de fierté.
Au Raes, la joie est à son comble,  fait savoir Fatou Maty Diouf selon qui «Dianké est une fiction qui place la voix des femmes jeunes et noires au-devant de la scène et l’expression des femmes en Afrique». A l’en croire, Dianké est le nom de l’héroïne du feuilleton éponyme. Celui-ci est le deuxième produit par du Raes après le premier intitulé C’est la vie.
Mais d’après le communiqué de Rfi, cette production disponible en podcast «est  une série radiophonique écrite par Insa Sané et réalisée par Tidiane Thiang et Alexander Plank et dont la musique est composée par Karim Bourouha».
Un feuilleton, explique-t-on dans le document, «produit par le Raes, par Mbathio Diaw et Romain Masson» avec le soutien de l’Agence française de développement (Afd) et la Coopération française internationale (Cfi).
En fait, Dianké raconte l’histoire d’une jeune Africaine indépendante et de caractère qui va se lancer en politique pour combattre la corruption. Entre secrets de famille, amour et campagne électorale, Dianké devient une femme de conviction et de combat, lanceuse d’alerte d’un nouveau genre, entraînant dans son sillage toutes les générations.
Fatou Maty Diouf indique encore que Dianké raconte une histoire africaine au féminin et met la voix des femmes au centre d’un récit contem­po­rain. L’ob­jectif de Dianké, précise-t-elle,  n’est pas d’offrir un divertissement anodin, mais de créer «des débats et de casser les stéréotypes».
D’après toujours Mme Diouf, le  Raes est une Ong sénégalaise dont l‘objectif est d’informer, de susciter des réactions et d’encourager la participation des jeu­nes  aux débats. Sa joie aujourd’hui, c’est de voir les contenus fictifs produits et diffusés par des Africains. «Toutes les autres productions venaient de l’Eu­rope ou des Amériques», fait-elle remarquer.

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