PARTAGER

Pour rapprocher les acteurs politiques et leur offrir un cadre de discussion en vue d’une élection paisible, le Gradec a organisé un forum des partis politiques.

Organiser une élection libre, transparente, sincère et crédible. C’est le souhait du Groupe de recherche et d’appui-conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec). Pour trouver des solutions aux multiples problèmes qui minent le milieu politique, ces membres de la société civile ont organisé hier un forum des partis politiques en vue d’offrir aux acteurs un cadre de discussion. L’objectif visé, selon Babacar Fall, est d’instaurer un climat de paix pour dépassionner les débats et rapprocher les positions des uns et des autres. «Nous avons suivi le processus électoral depuis le début et nous avons vu dans la dernière période, avec l’adoption de la loi sur le parrainage, qu’au niveau des acteurs, il y a beaucoup de désaccords, de divergences qui se sont cristallisés autour de la question du parrainage, et de la personnalité en charge de l’organisation des élections», a expliqué le secrétaire général du Gradec. Selon toujours M. Fall, «tout cela a contribué à alourdir le climat politique». Et à trois mois de l’élection présidentielle, les acteurs ne se parlent pas pour le moment. «Les positions sont très crispées», dit-il. Et c’est pour cela qu’ils ont jugé utile d’organiser le forum d’hier, afin de réunir les acteurs pour tenter de renouer le fil du dialogue.
«C’est un cadre où tout le monde peut se sentir à l’aise pour défendre sa position et se sentir écouté», a ajouté Malick Ndiaye, le président du Gradec.
Les membres du Gradec se disent préoccupés comme tous les Sénégalais de la situation politique qui prévaut. «Nous voulons que ce pays aille vers une élection calme, transparente, sincère et crédible», a souhaité Babacar Fall qui s’empresse de préciser qu’ils n’ont pas la prétention de trouver des solutions aux problèmes qui se posent, mais ils pensent «qu’en réunissant les acteurs pour qu’ils parlent, cela pourrait permettre de reprendre les discussions». Sur les questions qui cristallisent les divergences entre les acteurs, «il y a celle du fichier, des cartes d’électeur et la personnalité qui doit organiser les élections», énumère-t-il.
A son avis, «si on accepte de se mettre autour d’une table pour discuter, il est fort possible de trouver des solutions afin d’aller vers une élection calme et paisible».
Interpellé par rapport à la déclaration de Aly Ngouille selon laquelle c’est lui qui organise les élections, Babacar Fall pense que le plus important est qu’il organise des élections transparentes et qu’il soit impartial en créant des conditions pour que ceux qui sont inscrits puissent recevoir leur carte et voter sans entrave.
justin@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here