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Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal.

Les populations de Djignaky peuvent afficher le sourire. L’am­bassade de France et les ressortissants du village ont décidé de construire un poste de santé dans cette zone recluse où les pathologies sont nombreuses.

L’ambassadeur de France à Dakar Jean Christophe Bigot a procédé ce vendredi dans la commune de Djignaky, arrondissement de Kataba I, à la pose de la première pierre d’un nouveau poste de santé, qui va polariser les 25 villages de la commune éponyme. Il s’agit d’un projet d’un coût de 68 millions de F Cfa, financé à près de 80% (40 millions) par le Fonds social de développement (Fsd), qui est le fruit d’un partenariat entre la coopération française, la mairie de Djignaky (22 millions) et l’Association pour le développement de Djignaky (Adecod). C’est un ouf de soulagement pour les populations de de cette commune composée de 25 villages avec 242 km2 de superficie, près de 20 000 habitants et dont la partie nord-est jouxte la Gambie voisine. Et une commune caractérisée par l’absence soit d’infrastructures de santé soit par la vétusté de ces infrastructures. L’édile de Djignaky se réjouit du choix de sa commune pour le financement par le Fonds social de développement (Fsd) dans le domaine de la santé qui est, a-t-il dit, un axe prioritaire du Pro­gramme local de développement. «En choisissant la santé vous vous n’êtes pas trompé d’axe puisque sans santé, il ne peut y avoir de développement. Com­prenez donc que l’appui de l’ambassade de France à la commune de Djignaky à travers l’Asso­ciation pour le Déve­loppement de Djignaky (Asde­cod) constitue quelque chose d’extraordinaire pour les populations locales», indique-t-il dans son discours. Selon Mous­tapha Lo Diatta, cette nouvelle infrastructure sanitaire va suppléer l’ancien poste de Santé créé en 2004 et qui polarisait seulement 7 villages de la commune. Et une infrastructure dont les activités étaient surtout axées sur la consultation générale, les visites prénatales qui englobent plus de 75% des consultations, la planification familiale, l’éducation pour la santé, la sensibilisation, la vaccination et l’accouchement. «Ainsi l’objectif d’ériger ici un poste de santé de référence nous permet d’éviter, voire d’atténuer les nombreuses évacuations sur Bignona voire sur Ziguin­chor», a souligné Mous­tapha Lo Diatta, secrétaire d’Etat en charge de la Structuration et de l’accompagnement des organisations paysannes. Lequel est également d’avis que cet investissement va permettre de relever le plateau technique dans la commune de Djignaky, qui a longtemps souffert du conflit casamançais.
Effectuant sa troisième visite en terre casamançaise depuis son arrivée au Sénégal, l’ambassadeur de France promet que ce poste de santé pourra être réceptionné avant le 15 juin prochain. «Un poste de santé moderne est essentiel pour lutter contre la mortalité néonatale et la mortalité maternelle qui sont encore très élevées ; il est essentiel d’avoir un dispositif de santé et de proximité dans cette commune de 25 villages», a soutenu Jean Bigot. Selon lui,  la santé est l’une des priorités de l’action de la France au Sénégal. «Et cela passe, a-t-il dit, par le Fonds social de développement (Fsd), lequel a d’ailleurs, financé ce nouveau poste de Santé de Djignaky à hauteur de 40 millions de F Cfa. Et à côté du Fsd, qui a financé d’autres postes de santé dans la région, il y a, l’Agence française de développement (Afd), qui a décidé de consacrer des sommes importantes pour revitaliser les réseaux hospitaliers et sanitaires. C’est dire à tel point la santé est un élément essentiel pour le développement du Sénégal. Et le Président Macky Sall dans le cadre du Pse partage le même sentiment», explique Jean Christophe Bigot.
Il faut rappeler que ce poste de santé d’un coût global de 68 millions est constitué à la fois d’un dispensaire, d’une maternité et d’un logement pour l’Infirmier-chef de poste et d’un mur de clôture.
imane@lequotidien.sn

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