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Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2020 de l’Unesco tentera d’apporter des réponses pour l’atteinte d’une éducation inclusive dans le monde. Ce document qui va se pencher sur l’inclusivité abordera aussi les problèmes de financement et de gouvernance, empêchant de mettre en pratique certaines politiques liées à cette thématique.

«L’inclusivité» sera le thème central du Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2020 de l’Unesco. Dans une note conceptuelle, cet organisme des Nations unies qui s’occupe d’éducation et de culture montre les différents thèmes liés à l’inclusivité et qui seront abordés dans ce rapport. Soulignant le lien existant entre la gouvernance, le financement et l’inclusivité, l’Unesco fait remarquer que «dans beaucoup de pays, des écarts persistent entre les politiques d’éducation inclusive et la pratique». Dans son document, l’organisation renseigne que «malgré les principes inclusifs inscrits dans les politiques nationales, les administrations scolaires et locales ne bénéficient pas forcément d’un soutien suffisant pour mettre ces principes en pratique». L’explication doit être cherchée dans le mode de «gouvernance faible» empêchant «la mise en œuvre des politiques», mais également «l’absence de mécanismes de reddition de comptes» pouvant mettre «les droits des élèves en danger». L’Unesco est convaincue que «l’éducation inclusive ne peut fonctionner que si les différents secteurs collaborent de manière effective». Donnant des exemples, les auteurs du document informent que «dans la plupart des pays dotés de systèmes éducatifs répondant aux besoins spéciaux, la responsabilité des enfants handicapés peut résider en dehors du secteur de l’éducation ou être partagée avec les secteurs de la santé et des affaires sociales». De même, soulignent-ils, «beaucoup d’élèves vulnérables à l’exclusion sont confrontés à des difficultés multiples ayant trait à la santé, à la sécurité, à la pauvreté ou à l’isolement». Il s’agira donc pour le rapport d’examiner «dans quelle mesure la planification et la gouvernance nationales de l’éducation», si elles sont intégrées dans «les approches inclusives», feront «participer les parties prenantes des différents secteurs». Ce, en tenant compte «des opinions de ceux qui sont exposés au risque d’exclusion ainsi que de leurs parents ou tuteurs». Il en sera de même pour la question du financement. Selon l’Unesco, «les formules de financement doivent prendre en compte les coûts supplémentaires associés à l’éducation des enfants vulnérables», notamment sur la question de «l’accessibilité dans les transports et les bâtiments». Le rapport examinera donc «différentes approches du financement de l’inclusion et les difficultés rencontrées lorsque plusieurs secteurs se partagent la responsabilité de l’éducation des groupes d’élèves». «Une allocation de ressources favorables à l’inclusion suppose l’existence de mécanismes de coordination entre les ministères et les échelons de gouvernement», a-t-on expliqué.

Programmes et matériels scolaires adaptés

L’adaptation des programmes et matériels scolaires avec les principes de l’éducation inclusive sera aussi analysée. D’après l’Unesco, le rapport se «penchera sur la façon dont l’élaboration des programmes respecte les principes de l’inclusion en faisant participer les différents partenaires, les experts et les communautés de l’inclusion, ainsi que les personnes exposées au risque d’exclusion». Il s’agira d’étudier «si l’inclusion est traitée de façon transversale ou comme une question à part». Le document explique qu’il «existe plusieurs méthodes d’apprentissage», mais pour respecter l’inclusivité, «le même programme scolaire doit être assez flexible pour être enseigné à des élèves ayant des antécédents et des aptitudes va­riés». Le rapport étudiera donc «comment les programmes scolaires soutiennent la diversification des modes d’instruction ainsi que les méthodes d’apprentissage centrées sur l’apprenant». Des données sur la mise à disposition de matériels d’apprentissage dans des formats adaptés pour les élèves handicapés seront également recueillies.

dkane@lequotidien.sn

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