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Pour visiter les règles de l’exercice de la fonction de magistrat, un manuel de déontologie a été mis à la disposition de ce corps. Hier, lors de l’ouverture de la journée de partage de ce document, le ministre de la Justice a fait savoir que les règles consignées dans ce manuel vont permettre de mieux assurer l’indépendance et renforcer la confiance des citoyens à la justice.

C’est une première dans l’histoire judiciaire du Sénégal : un manuel de déontologie à l’usage des magistrats. Hier, lors de la journée de partage de ce document, le ministre de la Justice a soutenu que «ce manuel est une sorte de bréviaire à la disposition des magistrats pour mieux visiter les règles qui les concernent», c’est-à-dire celles du comportement «lorsqu’ils sont dans l’exercice de leur fonction dont la pratique pourrait mieux assurer l’indépendance, mais surtout la sécurité des justiciables». Et le ministre d’étayer ses propos : «Parce qu’il n’y a rien de plus important que la perception que les justiciables sénégalais ont de leur justice» ; d’où, d’après lui, l’importance de «renforcer cette confiance». «Ce sont les magistrats qui doivent avoir un comportement éthique et en même temps qui respectent quotidiennement les règles qui sont consignées dans ce manuel et qui constituent les règles de déontologie», a-t-il déclaré. Justifiant l’opportunité de doter les magistrats d’un tel outil, M. Sidiki Kaba souligne que «tous les grands corps qui veulent aller de l’avant doivent continuellement essayer de visiter leur propre comportement à travers la manière dont ils servent l’institution qu’ils ont en charge». Et le ministre d’ajouter : «Aujourd’hui sur le plan politique, on cherche à moraliser, à faire en sorte que les politiques aient un comportement qui ne soit pas en porte-à-faux avec ce que les citoyens attendent d’eux. En matière judiciaire, il est important qu’il en soit ainsi.» Pour M. Kaba, «la justice doit être au-dessus de tout soupçon de corruption parce qu’elle est ravageuse dans une société, mais ses effets sont beaucoup plus désastreux dans le cadre de la justice». Poursuivant ses explications, il a insisté sur la nécessité d’avoir «des magistrats éthiquement  et moralement forts, en capacité de rendre la justice en respectant les principes et règles qui sont contenus dans leur déontologie et serment». L’ambassadeur de la France au Sénégal, dont le pays a apporté son appui dans l’élaboration de ce document, souligne que c’est une étape importante pour le renforcement de l’Etat de droit. Selon Christophe Bigot, c’est un outil précieux qui va renforcer la confiance des citoyens envers la justice.
dkane@lequotidien.sn

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