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Acteur principal du documentaire de Netflix, «Anelka, l’incompris», l’ancien attaquant de l’Equipe de France est revenu sur certains moments de sa carrière. Comme celui du Mondial 2010 en Afrique du Sud.

Ce mercredi 5 août était très attendu. Ce matin, la plateforme de streaming Netflix a en effet rendu accessible son documentaire sur Nicolas Anelka (41 ans aujourd’hui), «Anelka, l’incompris». Un petit événement puisque l’ancien attaquant du Paris Saint-Germain, d’Arsenal, du Real Madrid et de l’Equipe de France est longuement revenu sur sa carrière et divers épisodes marquants de celle-ci. Sans surprise, le passage le plus attendu concernait ses révélations sur la tristement célèbre Coupe du monde 2010. Une compétition marquée par l’affaire de la Une de L’Equipe sur le clash entre Anelka et Raymond Domenech, la grève de Knysna et la piteuse élimination prématurée des Bleus dès la phase de poules.
Pour Netflix, l’ex-international tricolore (69 sélections, 14 buts) est donc tout d’abord revenu sur la mi-temps du match France-Mexique (0-2) du 17 juin 2010. Tenus en échec par les Mexicains à la pause, les Tricolores rentrent au vestiaire. S’en suit la fameuse brouille entre l’attaquant et le sélectionneur.

«Les gens qui me connaissent savent que j’aurais assumé si… »
Sorti à la pause, Anelka a vécu sans le savoir ses derniers instants en bleu. Le lendemain, L’Equipe publie une Une qui fera le buzz : «Va te faire enculer, sale fils de pute.» Soit les mots qu’aurait prononcés le joueur à l’encontre de son coach. Aujourd’hui, Anelka a donc rétabli ses vérités.
«Je suis rentré frustré dans le vestiaire. (…) Tout à coup, le coach entre et sort mon nom. Quand il sort mon nom, avec toute la frustration qu’il y avait avant, c’est parti. C’est sorti parce que je n’admets pas que tu sortes mon nom comme si j’étais le fautif, comme si j’étais presque l’ennemi public numéro un, comme si c’était de ma faute en fait. Moi, j’ai senti une agression. (…) (Sur la Une) T’insultes la mère d’un coach, là, ils ont été dans l’étape au-dessus. Il y a la Champions League, là c’est la Ligue intersidérale. (…) Les gens qui me connaissent savent très bien que si j’avais dit ce qui est sorti dans la presse, j’aurais assumé.»

Anelka explique l’origine de la grève de Knysna
Un sentiment de victimisation qui avait d’ailleurs été renforcé lorsque Raymond Domenech avait confirmé dans le documentaire «Sélectionneurs» que son buteur avait tenu d’autres propos.
Ecarté du groupe suite à cet événement, Anelka avait ensuite été exclu de l’Equipe de France et renvoyé d’Afrique du Sud. Une décision prise par la Fff (Fédération française de football) qui avait alors entraîné la fameuse grève des Bleus de Knysna. Un des épisodes les plus honteux de l’histoire du football français sur lequel Anelka a tenté d’apporter un éclairage, notamment sur le contexte. Et non sur l’identité de la fameuse taupe recherchée par Patrice Evra.
Ainsi, on apprend que le banni de Knysna s’est entretenu avec le groupe pour tenter de les motiver en vue du dernier match de poule contre l’Afrique du Sud. Mais le reste du groupe tricolore est alors mécontent de la décision de la Fff d’exclure Anelka et confie au buteur qu’il souhaite marquer le coup en refusant de s’entraîner et en snobant les médias.
«Ils ont décidé tous ensemble et j’étais là : «Demain, on ne parlera plus à la presse et en signe de protestation, on n’ira pas s’entraîner.» (…) Je reçois un coup de fil de Pat Evra qui me dit : «On ne pourra pas faire ce qu’on avait dit. Il y a des enfants qui viennent. Des supporters de l’Equipe de France, donc on va signer pour tous les fans et quand on finit, on remonte (dans le bus).» Et il s’est passé ce qu’il s’est passé derrière. Je le regarde à la télévision, c’était extraordinaire, c’était un film.» Mais pas vraiment celui dont on aime se rappeler le scénario.
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