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Dans le classement du prochain rapport Doing business, le Sénégal veut intégrer le groupe des 100 meilleurs pays  réformateurs au monde. Pour ce faire, le premier ministre a validé hier 9 nouvelles mesures portant, entre autres, sur la création d’entreprise, l’obtention du permis de construire, le paiement des taxes…, contenues dans la feuille de route du Doing business 2018 qui a été proposée par le ministre de la Promotion des investissements. Il s’agit, selon le porte-parole du gouvernement, d’indicateurs nouveaux que le pays prend en charge  pour les satisfaire, afin d’améliorer son classement. «Les orientations qui ont été retenues c’est de renforcer les capacités en utilisant de plus en plus les télé-procédures pour le paiement des taxes  comme pour les transferts de propriété», a déclaré Seydou Guèye, à l’issue du Conseil interministériel sur la validation de la feuille de route du cycle actuel du Doing business.
Aussi, 3 autres mesures de correction ont été retenues et qui vont entrer dans le plan de cette année pour améliorer les performances du Sénégal. «Le Doing business est composé d’actions posées, mais également  un reporting et il arrive que le Sénégal ait adopté des lois, mais au niveau du reporting,  les éléments n’ont pas été pris en compte», regrette le porte-parole. La feuille de route, indique-t-il, comporte 13 mesures anciennes qu’il faudra finaliser. «C’est dans ce cadre-là que des délais ont été impartis, des engagements pris, puisque nous avons un agenda qui est celui du Doing business, des étapes auxquelles il faut  donner réponse», souligne-t-il.
Au niveau de l’exécution des contrats, poursuit M. Guèye, une mesure importante porte sur la création des tribunaux de commerce et sur l’amélioration de l’indice de la qualité des procédures judiciaires. Il explique que «sur le commerce transfrontalier, il y a également, une niche de progrès importante avec un guichet intégral qu’il va falloir mettre au niveau du Port autonome de Dakar sous la forme d’un centre de service et de traitement  centralisé de toutes les formalités pour faciliter les activités d’importation et d’exportation». S’y ajoutent des catégories sur lesquelles le programme du ministre Khoudia Mbaye donne des orientations pour la résolution de l’insolvabilité  en matière de liquidation d’entreprises et d’accès aux crédits mais surtout pour la protection des investisseurs. «Donc il y a neuf mesures importantes parmi ces 25 qui sont les mesures qu’il nous faut absolument prendre en charge pour améliorer notre performance avec comme objectif d’intégrer progressivement le top 100 des pays les plus réformateurs», considère Seydou Guèye.
 ksonko@lequotidien.sn

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