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Pour se hisser dans le Top 100 du «Doing business», le Sénégal vient d’adopter en Conseil interministériel une feuille de route portant sur 17 mesures.

Seydou Guèye, le porte-parole du gouvernement.

Le Sénégal tient à lustrer son image dans le monde des affaires. Pour ce faire, rien de mieux qu’un bon classement dans l’indice Doing business. Après avoir raté le rendez-vous de 2017, il compte bien se positionner dès cette année dans le Top 100 de ce classement. Pour y parvenir, une feuille de route a été validée hier à l’issue d’une réunion interministérielle présidée par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. La rencontre a ainsi entériné le plan de bataille des autorités. «La feuille de route qui a été validée à l’issue de la réunion est structurée autour de deux grands volets. Des réformes à gain rapide au nombre de 8 qui vont avoir un impact sur le classement du Sénégal. Le deuxième volet concerne des réformes qui viennent consolider les positions du Sénégal», explique le secrétaire général du gouvernement. Selon M. Seydou Guèye, l’objectif annoncé cette année, c’est d’être dans le Top 100 des pays les plus réformateurs. Pour ce faire, dit-il, en droite ligne de l’adoption de la deuxième phase du Programme de réforme de l’environnement des affaires et de la compétitivité (Preac) à l’issue du dernier Conseil présidentiel sur l’investissement (Cpi), la feuille de route trace la nouvelle voie à suivre. «Le premier volet porte sur 8 réformes à gains rapides. Ce sont des réformes importantes pour faire évoluer le classement de notre pays. Il s’agit par exemple de mesures sur la protection des investisseurs, l’octroi du permis de construire, le commerce transfrontalier ou l’exécution des contrats. Mais ce sont des questions que l’Administration doit prendre en charge en délivrant la plupart du temps des actes administratifs pour attester de l’effectivité des réformes.» Le deuxième volet qui porte sur une série de 9 mesures a pour finalité la consolidation des réformes déjà accomplies dans le cycle antérieur. «Ce sont des réformes de reporting, de veille ou de correction qui ont été programmées avec un échéancier fixé», indique M. Guèye. Elles portent sur les modalités de partage de l’information à mettre en œuvre de façon effective dans les sites web des administrations concernées. «Il s’agit notamment de la consultation en ligne, la recherche documentaire en matière de création d’entreprise pour la dénomination sociale etc.», informe le ministre porte-parole.
Le programme de réforme de l’environnement des affaires et de la compétitivité a instauré une dynamique qui a permis au Sénégal d’obtenir des résultats encourageants dans le cadre du Doing business, indique M. Guèye. «L’année dernière, notre pays a gagné sept places en passant de la 147e à la 140e place. Sur les 4 années, nous avons gagné 40 places, mais nous avons gagné surtout une distinction qualitative dans le Top 5 des pays les plus réformateurs de l’Afrique», se félicite le secrétaire général du gouvernement. La réforme de l’environnement des affaires est ainsi une des phases clés du Plan Sénégal émergent (Pse). Selon Seydou Guèye, l’objectif est de consolider la place du secteur privé dans l’économie en termes de création d’emplois et de richesses, mais également de changements profonds que doit connaître l’Administration pour renforcer son efficacité. Il ajoute que décision a été prise d’inscrire à l’examen du prochain Conseil des ministres un texte de loi qui aura un impact sur le classement du Sénégal dans le Doing business.
mamewoury@lequotidien.sn

 

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