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Mountaga Sy, DG Apix

Mountaga Sy, directeur général de l’ l’Agence nationale pour la promotion de l’investissement et des grands travaux (Apix), a annoncé hier que pour le classement Doing business, le Sénégal ambitionne encore «d’intégrer la catégorie des 100 premiers pays d’ici 2019, après avoir franchi en 2016 la barre des 150».

Le Sénégal veut regagner le peloton des meilleurs réformateurs. Après avoir raté ce pari dans le classement du dernier rapport Doing business, le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’investissement et des grands travaux (Apix) et ses collaborateurs se sont retroussés les manches pour accélérer les réformes, afin que le Sénégal puisse figurer dans le Top 100. «Pour le classement Doing business, nous ambitionnons maintenant d’intégrer la catégorie des 100 premiers pays d’ici 2019, après avoir franchi en 2016 la barre des 150, afin de nous acheminer vers l’objectif des 50 premiers fixés par Monsieur le président de la République dans le Plan Sénégal émergent à moyen et long terme (2023)», a annoncé hier Mountaga Sy.
Le Dg de l’Apix qui présidait le séminaire sur «Les réformes de l’environnement des affaires : Doing business 2018» rappelle que le Sénégal est resté dans un cycle de trois ans où il a enregistré des progrès. Avant, le Sénégal n’avait pas la moyenne, mais aujourd’hui, non seulement il a la moyenne, mais est sous la barre des 150 dans le classement mondial. «Ces trois dernières années, nous avons fait progresser notre pays en améliorant son score de plus de 6 points en termes de distance à la frontière et de 30 points en termes de rang», martèle-t-il.
Dans le rapport Doing business 2017, le Sénégal s’est classe à la 147e place sur 190 pays. Le pays a notamment excellé sur les réformes relatives à la «facilitation de l’enregistrement des titres de propriété grâce à une augmentation de la transparence du registre et du cadastre», à «l’amélioration de l’accès à l’information sur le crédit avec l’opérationnalisation d’un nouveau bureau de crédit». Des avancées ont été également notées sur la «réduction des coûts relatifs au paiement des impôts avec la réduction du plafond maximal de l’impôt sur le revenu des sociétés et de la mise en œuvre des systèmes de comptabilité et de gestion administrative plus efficaces», ainsi que sur «l’amélioration des procédures collectives d’apurement du passif facilitées par l’introduction d’une nouvelle procédure de conciliation pour les entreprises en difficultés financières et une procédure de règlement préventif simplifié pour les petites entreprises».
Ainsi, soutient M. Sy, «le Sénégal a déroulé de manière significative et satisfaisante toutes les réformes textes. Main­te­nant, il faut aller vers l’exécution des contrats et la réalisation des réformes en baissant les coûts». En effet, explique le Dg de l’Apix, «l’indicateur Doing business pour chaque élément porte sur trois piliers. Le nombre de procédures qu’il faut exécuter pour réaliser la manœuvre, la durée pour laquelle il est nécessaire pour l’investisseur d’obtenir ces procédures bouclées et le coût quel l’investisseur doit supporter pour avoir la mesure. Donc, nous avons travaillé sur ces trois indicateurs… C’est ça qui justifie les progrès du Sénégal, mais aussi qui donne la cohérence de la perspective à venir. Nous pensons que l’ambition de rentrer dans le Top 100 est réaliste».
Pour continuer la dynamique de gain de places et figurer parmi les meilleurs réformateurs, l’Apix a présenté hier la de feuille de route Doing business 2018 aux différents contributeurs. Basée sur l’analyse des performances et faiblesses des années passées, informe M. Sy, elle est constituée d’une trentaine d’actions spécifiques pour impacter au moins six indicateurs Doing business.
dialigue@lequotidien.sn

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