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Aller à la rencontre des communautés de pêcheurs pour trouver des solutions aux difficultés auxquelles elles font face, c’est l’appel lancé par le mouvement Noo Lank au président de la République. Ledit mouvement a décidé d’apporter son appui à l’Unapas, organisation qui regroupe les pêcheurs artisanaux, dans son combat contre les accords de pêche avec l’Ue et qui prévoit une manifestation demain vendredi 4 décembre.

Face à la situation que traverse le secteur de la pêche, le mouvement Noo Lank estime que le président de la Ré­publique doit rendre visite aux communautés de pêcheurs. Dans un communiqué, ledit mouvement «réitère son appel à la responsabilité demandant au Président Macky Sall de se comporter comme un bon père de famille». Selon les membres de ce mouvement, «les pê­cheurs sont ceux qui connaissent le mieux les difficultés et les opportunités de la mer». De même, ils ajoutent qu’ils «sont porteurs de propositions et d’une volonté de sauver notre pêche pour qu’elle continue de profiter aux Sénégalais». Rappelant l’importance de ce secteur «sur l’emploi, la stabilité des ménages des pêcheurs, l’émigration clandestine et la sécurité alimentaire de l’ensemble des Sénégalais», Noo Lank fait savoir que tout cela «vaut bien une tournée des communautés de pêcheurs pour les écouter et construire avec elles une nouvelle politique de pêche». Le mouvement, qui soutient l’Unapas dans le cadre de sa manifestation prévue le 4 décembre, «pour se faire entendre auprès des autorités publiques et de l’opinion», affirme que c’est «l’absence d’écoute» qui oblige les pêcheurs à en arriver à ce stade. Ainsi, informe le mouvement dans son document, l’Unapas, qui regroupe les pêcheurs artisanaux, a décidé, à travers cette manifestation à la Place de l’Obélisque, de «porter le combat contre les accords de pêche avec l’Ue».
Cette manifestation a aussi pour but d’amener à un «changement d’orientation de la politique de pêche qui conduit progressivement à la raréfaction du poisson et l’augmentation de son prix sur les marchés du pays». Dans son document, Noo Lank, qui se dit soucieux de défendre les richesses naturelles «que sont les ressources halieutiques tirées de la mer», rappelle la nécessité de porter ce combat. «La mer apporte 70% des apports de protéines aux populations sénégalaises. Protéger les ressources halieutiques, c’est donc protéger la sécurité alimentaire du pays, une richesse naturelle inépuisable si les autorités savent la gérer avec responsabilité pour une pêche durable. C’est précisément ce qui fait défaut. L’accord avec l’Ue contribue à piller nos ressources halieutiques», a dit Noo Lank dans son communiqué.
dkane@lequotidien.sn

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