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48 heures, c’est le temps que le ministre de l’environnement et du développement durable, professeur Mame Thierno Dieng, a passé au Parc national Niokolo Koba, lors de la visite de terrain qu’il a effectuée la semaine dernière avec ses équipes. Cette visite aux allures d’une opération commando a permis au ministre de visiter les coins et recoins du parc, des différentes mares où viennent s’abreuver ou brouter les animaux et les conditions de travail des agents des parcs nationaux. Le ministre et sa délégation ont tour à tour visité la mare de Kountadala, le camp du lion, la mare de Woéni, la pharmacie des éléphants en passant par le pont suspendu avant de se rendre à la mare de Nianaka en passant par le poste du Gué Damantan.
Partout où il est passé, le ministre a pu observer des espèces animales telles que des Kobs de Buffon, guibs harnaché, kobs de Fassa, phacochères, des hippopotames, des crocodiles et autres oiseaux comme les oies de Gambie. On retrouve les oies de Gambie pour la plupart dans le Parc national Niokolo Koba. Le ministre a rendu visite aux agents des parcs qui venaient d’être victimes d’un incendie au Gué de Damantan. Devant ces braves hommes, le ministre a exprimé toute sa satisfaction et son soutien. «Je suis venu m’enquérir de votre travail, vos conditions de vie et de travail», a-t-il laissé entendre.
S’entretenant toujours avec ses hommes de terrain, le ministre a requinqué et encouragé les agents des parcs à persévérer dans le travail. Ce, malgré les insuffisances qui ont été notées. A cet effet, le commandant Malé Guèye, conservateur du Parc national, a fait remarquer au ministre que ses hommes travaillent en sous-effectif et sont sous-équipés.
En plus, le conservateur du parc a demandé au ministre de l’Environnement d’être leur interlocuteur pour la revalorisation de leurs primes alimentaires qui ne couvrent pas tous les agents. Et le commandant Guèye d’expliquer que la prime journalière «est de 2 500 francs pour les officiers, 2 000 francs pour les agents techniques et 1 500 francs pour les agents de garde». Du fait de l’insuffisance de ces primes qui ne concernent pas tous les agents, le conservateur informe que ces derniers «sont obligés de se cotiser entre eux pour exécuter des missions de l’Etat sur le terrain». Cette doléance est loin de tomber dans l’oreille d’un sourd. Le ministre de l’Environnement et du développement durable, en bon médecin, ne se fait pas dire l’importance de l’environnement surtout pour la survie de l’espèce humaine.
A cet effet, le ministre dira : «Nous ne pouvons traiter des questions que si nous sommes informés de la situation.» Avant de préciser que la question des primes alimentaires a été posée en d’autres circonstances. «Le président de la République Macky Sall a vite réagi.»
Rassurant les agents de parc et le conservateur, le professeur Mame Thierno Dieng lance : «Ce sont des questions cruciales et il y a une dimension humaine à préserver.» Et notre interlocuteur de poursuivre : «Ce que j’ai vu comme détermination, motivation, patriotisme des hommes qui sont ici mérite un salut.»
Par rapport aux doléances des agents des parcs, le ministre rassure : «J’ai bien pris note et je rendrai compte à qui de droit.» Car, soutient-il, «ma motivation est de rendre visible le parc au niveau national et international pour que la détermination incontestable du chef de l’Etat se matérialise en actes concrets».
Impressionné et charmé par le parc, le ministre a laissé entendre : «J’ai été subjugué par ce que j’ai vu dans le parc en termes d’étendu.» Le Parc national Niokolo Koba fait une superficie de 913 000 km2. Soit une fois et demie la région de Thiès. Il est à cheval entre les régions de Tambacounda et Kédougou et compte 900 km de piste pour circuler à l’intérieur. Les arbres sont innombrables et divers de même que les animaux. Pour le professeur Mame Thierno Dieng, «le concept de biodiversité s’illustre parfaitement ici». Car dit-il : «Nous avons une biodiversité animale, florique et pédologique des sols.»

Il faut rentabiliser le pont suspendu
A l’étape de la visite du pont suspendu, le ministre a été frappé par le charme dudit pont. Se dressant au milieu du parc national, le pont fait 61 m de long sur 7 m de haut. Il compte 129 marches. Le pont permet de passer d’un côté à un autre du parc en traversant le fleuve Gambie. Sur place, le ministre se souvient : «Ce pont me rappelle celui de Vancouver au Canada.» A l’en croire, «le pont de Capillano à Vancouver fait la fierté du Canada. Il reçoit des milliers de visiteurs». Ce qui fait dire au ministre qu’il «faut rentabiliser» le site. Parce qu’il est, dit-il, «ce que la tour Eifel est pour la Fran­ce».

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