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Au terme d’une semaine de travail acharné avec sa petite équipe, Dominique Olier, coordonnateur général du Festival du film documentaire de Saint-Louis, dresse un bilan positif de son festival. Pour lui le festival n’a que 3 ans, mais il commence déjà à prendre.

Pour l’édition 2016, les rencontres professionnelles et de coproduction Tënk ont réuni 23 jeunes auteurs réalisateurs représentant 15 pays d’Afrique francophone. Ils ont présenté leurs projets, et à en croire le coordonnateur général du Festival du film documentaire de Saint-Louis Dominique Olier, au moins ¾ d’entre eux ont trouvé des producteurs. «Il y a entre 15 et 20 films qui vont se faire à partir de ces rencontres. Les producteurs du Sud et ceux du Nord ont écouté avec beaucoup d’attention les jeunes auteurs et ont été beaucoup séduits», a-t-il confié. A côté de ces rencontres, le festival a aussi permis à 11 producteurs africains venant de 9 pays différents de se former et d’accroitre leur professionnalisme dans le secteur. Pour lui, ces producteurs seront «désormais capables de travailler d’égal à égal avec leurs collègues du nord et d’autres pays d’Afrique et de développer dans les meilleures conditions artistiques et économiques tous ces documentaires».
M. Olier se félicite également que le Festival du film documentaire de Saint-Louis ait donné envie à la cinémathèque de Bologne de s’impliquer davantage dans la ville de Saint-Louis. «Les deux villes sont jumelées. Un partenariat va bientôt se mettre en place», a-t-il annoncé. Autre bilan positif, les films participants et les projections effectuées à l’occasion de ce rendez-vous. «Une cinquantaine de films ont participé, Il y a eu plus de 80 séances organisées pendant la semaine», a dit le coordonnateur général pour qui, «c’est beaucoup», vu que le travail n’a été réalisé qu’avec une équipe réduite à seulement 15 personnes et éclatée dans 10 lieux différents. «Imaginez faire un festival dans 10 lieux simultanément et dans des conditions 4X4 !». «Dans certains lieux de projection, c’étaient juste des chaises déposées à la belle étoile, un écran géant fixé derrière une voiture, et des lumières allumées pour une heure de long, de court ou de moyen-métrage», a-t-il décrit, précisant : «Nous ne sommes pas allés dans des salles de cinéma où tout est déjà bien installé. Là il y a la poussière, le sable, le bruit mais on continuera à diffuser des films même sans salle de cinéma».
Pour le coordonnateur du programme Africadoc les points forts de cette année ont surtout été les projections scolaires, vu qu’il y en a eu deux fois plus, grâce au Crds et à d’autres structures qui se sont vraiment impliquées. «En faisant venir des élèves, on a multiplié par 3 le nombre de jeunes publics qui ont pu participer à ces séances», a-t-il noté.  Ceci dit, M. Olier estime qu’il y a un bon nombre de défis à relever en ce qui concerne notamment le renforcement des équipes, du matériel et de la visibilité. «Pour soutenir l’événement et le rendre plus visible, il faut renforcer les équipes et trouver des partenaires». Mais en attendant de répondre à ces défis, les initiateurs du Festival du film documentaire de Saint-Louis s’emploient à être plus exigents avec eux-mêmes en terme de qualité de projection et d’accueil du public. «On travaille sur cela pour être irréprochable sur l’accueil des invités». «Le festival n’a que 3 ans, mais on voit que ça commence à prendre. Il est attendu par les habitants», a-t-il conclu.

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