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Avec un nombre d’individus touchés par le diabète estimé entre 600 mille et 700 mille cas au Sénégal, la lutte contre ce fléau revêt un caractère de cause nationale. La clinique hospitalière Assiya qui a ouvert ses portes, il y a deux mois à Dakar, entend donner une «note spéciale» à sa politique d’entreprise, selon Lamine Diakhaté, médecin-chef de l’établissement. Au regard de l’importance du taux de diabétiques au Sénégal, Assiya a procédé hier à la remise d’un don de 1 000 bons d’ananlyse et d’insuline à l’Assad (Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabètiques). Pour Seydou Nourou Diop, directeur du Centre national du diabète Marc Sankalé, le problème du diabète au Sénégal résulte du fait que sur le nombre total de personnes atteintes de cette maladie, seulement 100 mille sont connues au niveau national : «Il est donc important que les malades non connus aient les moyens de se traiter et d’abord la communication. Le diabète est une maladie chronique qu’on a pour toute sa vie. Il faut que les malades soient conscients que c’est important qu’eux-mêmes sachent qu’il y a un nombre de choses à faire tous les jours pour améliorer leur santé.» Il ajoute qu’«un diabétique ne doit pas rester plus de trois mois sans voir son médecin et obtenir un bilan régulier» et précise que cette lourdeur est un casse-tête pour les patients du fait que la Cmu ne prend pas encore en charge les analyses. Ce don s’adresse donc en premier lieu aux adhérents de l’Asad et particulièrement aux cas les plus vulnérables du point de vue socio-économique. Pour Médoune Teuw, représentant de l’Asad, cette initiative comble à sa manière le fossé qui sépare ceux qui ont accès aux soins et les autres, notamment l’insuline qui vient régulièrement à manquer dans de nombreuses zones géographiques du pays.

bdavid@lequotidien.sn

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