PARTAGER

Organe de veille pour la protection des données personnelles, la Cdp voudrait élargir son champ d’actions. Lors d’une activité de sensibilisation tenue hier au lycée Ngalandou Diouf, la présidente de la Commission de protection des données personnelles  (Cdp) a fait savoir qu’elle est en train de voir comment dans le futur la loi pourra permettre à sa structure de se constituer partie civile. Le but est de pouvoir soutenir les personnes victimes de diffamation ou de diffusion de leurs données personnelles sans leur accord.

La Commission de protection des données personnelles (Cdp) envisage d’élargir son champ d’actions. Selon la présidente de cette structure, la Cdp est en train de voir comment dans le futur la loi pourra lui permettre de se constituer partie civile. Et Awa Ndiaye d’expliquer : «C’est-à-dire qu’on a vu que telle personne a été diffamée, une photo obscène d’elle a été diffusée par quelqu’un qui veut lui faire du mal, la Cdp dit je vais porter plainte au nom de cette personne». D’après la présidente de la Cdp «aujourd’hui la loi ne le permet pas». «Mais dans les révisions ultérieures de la loi nous essayerons de les intégrer», a-t-elle promis.  Pour le moment, Awa Ndiaye veut mettre l’accent sur la sensibilisation sur la protection des données personnelles. Elle appelle ainsi les personnes qui se sentent diffamées, attaquées dans leur vie privée à se rapprocher de la Cdp.
C’est aussi tout le sens du programme intitulé l’éducation au numérique destiné aux élèves et étudiants. Selon la Cdp, l’objectif de ce programme est de diffuser largement la loi sur la protection des données personnelles et d’informer les jeunes à travers une tournée dans les écoles sur ces questions. Considérés comme la cible la plus connectée, les jeunes doivent être sensibilisés sur les conséquences désastreuses qui peuvent découler d’une mauvaise utilisation d’Internet et de la diffusion de certaines données à caractère personnel. Pour Mme Ndiaye, les jeunes sont la cible la plus vulnérable. Parce que sans s’en rendre compte, ils posent des actes sur Internet qui peuvent dans le futur avoir des conséquences négatives sur leur avenir. «On ne peut plus vivre sans le numérique donc il faut sensibiliser sur les dangers», a-t-elle fait savoir.  Aux jeunes, elle leur dit «Sachez ce que vous devez partager sur Internet».

dkane@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here