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«Le football n’est pas une question de vie ou de mort, c’est quelque chose de bien plus important que cela.» Même si vous n’êtes pas fan de foot, vous connaissez peut-être cet aphorisme de Bill Shankly, légendaire entraîneur de Liverpool. C’est une question politique, sociale et géostratégique grâce à sa capacité à gommer les divisions, à aseptiser et cimenter les relations. C’est une quête glorieuse, qui transcende les clivages. Oui, l’Equipe nationale est le maillon essentiel entre les différentes sensibilités, qui étouffent leur rancœur et rancune pour son triomphe. Grâce au foot, les Usa, le Mexique et le Canada ont tu leurs divergences sur la construction d’un mur et la révision du traité Alena agités par Trump, pour co-organiser le Mondial 2026.
Oui un match de football est un espoir fragile, un instant où se gonflent les attentes avant qu’elles ne s’étirent ou se rétrécissent pour laisser les conquérants de l’aube pleins de tristesse et les mains vides. Cet après-midi, il flotte un peu partout au Sénégal une attente couarde et silencieuse des supporters, moins enthousiastes qu’en 2002 et gonflés d’espoir à l’intérieur. C’est un sentiment de doute légitimé par les dernières sorties pas du tout «mondialistes» des Lions. Pourtant, il y a toujours cette histoire éternelle et cette fascination qui s’attachent à un premier match de Coupe du monde où le rapport au temps semble modifié. Où tout file à toute vitesse. Aux Lions de transformer cette rencontre en un événement à résonance planétaire, qui leur permet d’en faire une vitrine de leur puissance. Les souvenirs collectifs des aînés sont là pour rappeler que les grandes conquêtes et victoires ne sont l’exclusivité d’aucune Nation. Ce sera l’aube d’une nouvelle épopée, qui permettra aux Lions d’écrire leur propre histoire au pied des montagnes russes. En 2002, on avait ouvert le bal. En 2018, on ferme la première journée du Mondial avec le ferme espoir que rien n’a changé. Après 16 ans d’absence, rêvons ensemble.

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