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Le débat sur la question de doter la ville de Dakar d’un statut spécial continue de susciter des réactions. La dernière en date c’est celle de Me Doudou Ndoye qui s’est prononcé dans un document sur le sujet. L’ancien ministre de la Justice informe que le statut spécial de Dakar ne serait pas une nouveauté parce qu’ayant déjà existé. Mais, sans évoquer la nomination ou pas du maire de Dakar, Me Ndoye estime que «la question est de convaincre sur l’utilité non politicienne de son retour». Dans son document, il rappelle que «la loi n°72-63 du 26 juillet 1972 avait fixé un régime municipal spécial pour les communes chefs-lieux de région autres que Dakar». Par la suite, fait-il savoir, «ce statut spécial avait été également appliqué à la capitale nationale (Dakar) par la loi n°72-26 du 19 avril 1972 qui avait installé le gouverneur à côté du Conseil municipal». D’après le juriste, c’est «la loi n°90-35 du 8 octobre 1990 qui a abrogé les lois de 1972, en appliquant le code de l’administration communale à toutes les communes chefs-lieux de région». Poursuivant ses explications, il informe que le motif avancé à l’époque c’était «qu’avec la présence en nombre croissant de cadres compétents, tant au sein des conseils municipaux qu’au niveau des services administratifs et techniques de ces communes, il est devenu opportun de supprimer ce statut dérogatoire pour transférer la gestion aux maires …». Analysant ce processus, Doudou Ndoye estime que «ces cadres politiques, sociaux, techniques et administratifs, qui étaient suffisants et croissants en 1990, semblent l’être davantage aujourd’hui». D’ailleurs, il soutient que le constat en a été fait «avec la loi n°2013-10 du 20 décembre 2013 qui a supprimé les conseils ruraux et généralisé la communalisation dans tout le Sénégal».

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