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Il faut sauver Notre Dame des Victoires. Si rien n’est fait, les Paroissiens de Diourbel n’auront plus où célébrer leurs messes. C’est parce que l’édifice croule sous le poids de l’âge. Avec le jubilé, qui sera organisé ce week-end, les Paroissiens espèrent que des donateurs bénévoles pourraient mettre la main à la poche et aider à la réhabilitation de cette église.

«Je lance un appel à tous les chrétiens pour que chacun donne sa contribution parce que tout ne peut pas venir d’ailleurs. Mais aussi un bâtiment qui a cent ans dans cette ville représente quelque chose. Il faut que les autorités municipales s’approprient les travaux pour que l’église, qui fait partie du patrimoine historique de la ville, soit réhabilitée. Et certainement les autorités étatiques auront leur contribution aussi à donner. Mais que chacun se sente impliquer de la base au sommet pour que l’église voit sa réfection achever avant le centenaire du 29 mai 2016 prochain. Que chacun mette la main à la poche.» Ainsi s’exprimait en 2015, Mon­seigneur André Guèye, Evêque du diocèse de Thiès. Deux années plus tard, cet appel du prélat est tombé dans l’oreille d’un sourd. Et pour cause, les autorités étatiques, hormis le président de l’Assemblée nationale, qui a remis 500 mille francs et le ministre des Forces armées, qui a contribué à hauteur de 300 mille francs, aucune personnalité n’a daigné mettre la main à la poche pour venir au secours de l’église Notre Dame des victoires, qui devait fêter son siècle d’existence en 2016.
Au niveau local, ni la mairie encore moins le Conseil départemental de Diourbel n’ont répondu positivement à la doléance des paroissiens. Et dire que le budget de reconstruction de cette bâtisse est chiffré à 32 millions de francs Cfa. Ce man­que de considération fait bouillir de rage Albert Ngom, secrétaire administratif du comité du jubilé. Très remonté contre les autorités étatiques et locales, il confie : «Nous avons écrit des lettres adressées aussi bien au chef de l’Etat, à la Première dame qu’à la présidente du Conseil économique et social. Nous n’avons que 10 millions dans nos caisses et pour la fête, 4 millions seront dépensées. Nous sommes des Sénégalais et devons bénéficier de cet appui de l’Etat. L’église est une maison de Dieu.»
Dans cette église, les murs sont lézardés, la toiture ne tient plus, le plancher est complétement dénivelé, la grotte ne tient plus, l’installation électrique est devenue obsolète et même un danger public. Si rien n’est fait, le pire peut se produire dans cette église qui croule sous le poids de l’âge. La peinture des locaux n’est que l’arbre qui cache la forêt parce qu’à l’intérieur, il faut tout refaire. C’est parce que les 1041 Paroissiens ne peuvent supporter les charges inhérentes à la réhabilitation de l’église dont les festivités marquant le centenaire débutent ce samedi avec le Nguel (un folklore sérère). Pour ce centenaire, 5 000 participants sont attendus. Abbé Emile Ndione, Curé de la paroisse Notre Dame des victoires, confie : «Pour bien montrer que l’église qui est ici depuis 100 ans est bien ancrée dans la nation sénégalaise et de montrer aussi que nos chefs religieux sont des citoyens modèles, nous participerons à la levée des couleurs à la gouvernance.» Le clou du jubilé sera la messe qui sera célébrée par l’archevêque émérite, Monseigneur Théodore Adrien Sarr, en présence de l’évêque de Thiès, Monseigneur André Guèye.
badiallo@lequotidien.sn

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