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Désigné capitaine de l’Equipe nationale lors de la manche aller du tournoi de la Zone 2 à Bamako, Antoine Mendy vivra l’un des moments les plus sombres de sa carrière avec la sélection, en termes de performance. Avec un léger mieux au retour à Dakar, l’ailier fort des Lions, parmi les cadres de la Tanière, a pu compter sur le soutien de ses partenaires pour sortir la tête du… panier.

Il a vécu les moments les plus sombres de sa carrière avec l’Equipe nationale du Sénégal. Parmi les cadres de la Tanière, Antoine Mendy a souvent régalé le Peuple sénégalais, à chaque fois qu’il a répondu présent à l’appel de la Nation. On se souvient de sa claquette au buzzer, lors de la victoire face à l’Angola, en quart de finale de l’Afrobasket 2015 à Tunis. Comme un enfant, le bonhomme avait traversé tout le terrain pour rejoindre les vestiaires. Des moments de ce genre, Antoine Mendy en a donné au basket sénégalais. Même si, par moments, l’union a été marquée par la discorde et la séparation. Avant que la raison ne prenne le dessus sur les émotions. Arrivé comme un héros, attendu comme le «messie», puis désigné capitaine de l’équipe lors de la phase aller du tournoi qualificatif à Bamako, Antoine Mendy est subitement devenu un «zéro», en l’espace de quelques jours. «J’ai vécu des moments très difficiles, mais je n’ai jamais douté un seul instant de mes capacités», dira l’ailier fort des Lions, auteur de l’une des plus mauvaises prestations de sa carrière avec la sélection, dans la capitale malienne.

Requinqué par les arrivées de Malèye et Cie
Transparent contre le Cap-Vert, il sera décevant face à la Guinée, avant d’être inexistant contre le Mali. Alors que l’équipe subissait la pire humiliation de son histoire, le capitaine n’a pas su tenir la barque. Conscient de sa contreperformance, lui qui revient de blessure, il aura du mal à sortir la tête de l’eau, au retour à Dakar. Les arrivées des autres cadres de l’équipe, Malèye Ndoye ou encore Xane D’Al­meida et Cie lui feront beaucoup de bien mais aussi aux autres joueurs et membres du staff technique. «C’est grâce au soutien de toute l’équipe. Je ne peux oublier ce que les gens ont fait pour moi. C’est très fort. Ce sont des moments qui vont me marquer. Et je les en remercie», dira-t-il.

Dame Diouf : «On savait qu’à un moment donné, il allait retrouver ses marques»
Une présence qui lui a permis de retrouver finalement ses marques contre le Cap Vert (10 pts) et le Mali (6 pts). Alors que contre la Guinée, il avait, une fois de plus, rendu une copie vierge. «On lui a beaucoup parlé. D’abord, en lui faisant comprendre son apport sur le plan défensif», témoigne son coach, Dame Diouf, qui n’a pas jamais douté des qualités de son joueur. «On savait qu’à un mo­ment donné, il allait retrouver ses marques. On ne l’attendait pas seulement sur le plan offensif. Nous avons plus mis l’accent sur le jeu défensif. Il fallait bien défendre d’abord avant de penser à autre chose pour gagner ce match. Au-delà de Antoine (Mendy), c’est toute l’équipe qui était concernée», fait remarquer le technicien sénégalais.
Heureux d’avoir retrouvé ses sensations, l’international sénégalais se projette déjà sur l’Afrobasket 2017 au Congo, en août prochain, avec naturellement, un meilleur état de forme. N’est-ce pas Tony ?
wdiallo@lequotidien.sn  

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