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Le Sénégal doit continuer le plaidoyer pour une forte taxation des produits du tabac qui reste le meilleur moyen de réduire sa consommation, a indiqué le directeur de la Prévention, Dr Mamadou Ndiaye. «Nous devons continuer le plaidoyer pour avoir une forte taxation des produits du tabac, conformément à la convention cadre de lutte contre le tabac. C’est le seul moyen, l’élément majeur pour faire reculer la consommation du tabac», a dit Docteur Ndiaye, faisant un état de la mise en œuvre de la loi anti-tabac au Sénégal. Il intervenait à la Journée mondiale sans tabac, célébrée ce 31 mai sous le thème «Tabac et santé pulmonaire». Parlant de la mise en œuvre de la loi anti-tabac au Sénégal, le directeur de la Prévention a affirmé «qu’en plus des avertissements sanitaires mentionnés sur les paquets de cigarettes depuis août 2017, il y a l’interdiction de la promotion, de la publicité et du parrainage. Il y a aussi l’interdiction de fumer dans certains lieux», a-t-il rappelé. Revenant sur le choix du thème, le coordonnateur du Programme national de lutte contre le tabac (Pnlt), Dr Omar Ba, a indiqué que «82 à 83% des décès du cancer du poumon sont dus à la consommation du tabac».
Aujourd’hui dans le monde, a expliqué Dr Ba dans sa communication, la consommation du tabac fait près de 7 millions de morts par an «dont quelque 900 mille cas n’ont jamais fumé». Pour le Conseiller technique numéro 1 du ministère de la Santé, «le défi reste la réduction de la prévalence de la consommation du tabac, notamment l’exposition à la fumée». «Quelque 165 mille enfants meurent chaque année dans le monde à cause de l’exposition à la fumée du tabac à travers les voies respiratoires inférieures», a dit Dr Abdoulaye Ly. «La lutte contre le tabac reste une priorité pour le Sénégal et pour tous les gouvernements», a-t-il lancé en présence d’élèves, des partenaires au développement, l’Oms, la société civile.

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