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L’Afrique est encore loin de l’hécatombe, comme l’avaient prédit certains. A l’heure où le continent a franchi son premier mois dans la pandémie, les mesures prises jusqu’ici par les autorités portent leurs fruits. Mais pour l’Oms qui avait demandé aux «Africains de se préparer au pire», la situation va se dégrader. Du moins, elle s’attend à ce que les choses se compliquent. «De ce que nous voyons, nous nous attendons à une dégradation de la situation», a déclaré hier Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique, lors d’une visioconférence. Pour autant, la capacité des Africains à endiguer la propagation du virus est réelle et reconnue par l’Oms. «Près d’une trentaine de pays en Afrique ont la chance de contenir le virus», a affirmé la directrice régionale de l’Afrique.
Interpellée sur le temps de réaction que certains jugent tard, Dr Matshidiso Moeti a répondu ceci : «Nous devons nous demander si le monde n’a pas été surpris par le coronavirus. Après la crise Ebola, l’Oms a évalué la capacité des pays en Afrique à faire face à une pandémie. Nous les avons appuyés. C’est en ce sens que 35 pays ont été appuyés. Mais vu qu’il n’y avait pas de pandémie, le financement international n’est pas sorti. Mais au sortir de la pandémie du coronavirus, on espère qu’il y aura un fonds international pour ce genre de situations.» Et qu’en est-il de la capacité de l’Oms à anticiper ce genre de situations ? «On se préparait à une pandémie liée à la grippe. Cela a permis d’aller plus vite en ce qui concerne le coronavirus. En Afrique subsaharienne, nous sommes passés de 2 à 45 laboratoires opérationnels depuis janvier. Nous continuons à nous ajuster. 50 recommandations techniques ont été faites» a-t-elle répondu.

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