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L’animal assassin qui rôde dans les eaux du fleuve Gambie, dans le Gouloumbou, a encore fait une nouvelle victime. Amadou Diaw, la trentaine pas encore révolue, est passé sous les crocs de l’hippopotame hier, entre 7 h et 8h, alors qu’il tentait de faire remonter ses filets jetés dans les eaux la veille. Ce qui porte le nombre de personnes tuées par l’animal à 24, à la date d’aujourd’hui. Le village de Kouroubambé, situé à moins d’une dizaine de kilomètres de Gouloumbou, a été le lieu du crime du tueur. Surpris en plein fleuve par la bête assassine, Amadou et son compagnon se sont vus attaqués par l’animal qui a commencé par renverser leur embarcation. «C’était le sauve-qui-peut après que l’animal a secoué la pirogue de toutes sa puissance. Amadou a été sa cible. Il est poursuivi dans les eaux avant d’être rattrapé et déchiqueté par la bête qui a usé de ses crocs acérés pour le malmener. Aucun secours ne pouvait lui être apporté», raconte Ibrahima Fall, pêcheur à Gouloumbou. «Heureusement, lâche-t-il meurtri, l’autre compagnon de la victime s’en est sorti.» Les populations n’en peuvent plus d’assister impuissantes à cette série macabre. «Nous sommes fatigués par cette bête qui hante le sommeil et la quiétude des pêcheurs et même celle des riverains du fleuve. Nous réitérons notre demande d’assistance des autorités. En dépit des pirogues qui nous ont été données, l’animal est toujours aux aguets, profitant de la moindre occasion pour tuer un des nôtres. C’est regrettable. Si l’année dernière l’hippopotame avait seulement blessé sa victime, cette fois-ci, il a repris sa folle série de tuerie», dit M. Fall.
En 2016, un hippopotame avait été tué dans les villages de Gouloumbou. Mais les populations qui avaient vite chanté la fin de ses malheurs peuvent aujourd’hui déchanter, car une nouvelle victime vient d’être accrochée sur son tableau de chasse.
afall@lequotidien.sn

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