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Les jeunes sont de plus en plus souvent exposés à la drogue dont les dernières saisies par la Douane au Port de Dakar montrent l’ampleur du trafic. Le coordonnateur du Comité interministériel s’en réjouit et  tire son chapeau aux Gabelous, qui ont réussi de grosses opérations en moins d’une semaine. «Cette drogue venait du Brésil. Ça a été saisi fort heureusement par la Douane qui a fait vraiment preuve de grande vigilance. La drogue est présente malheureusement au Sénégal. Il y a tous les types de drogue, il y a le cannabis  qui est  présent au Sénégal parce que c’est cultivé ici. Mais ça vient des pays limitrophes. Voilà aussi la cocaïne qui nous vient de l’Amérique latine», indique Matar Diop, qui souligne que «si l’on s’en tient aux quantités incinérées ces temps-ci, il y a une évolution. Cette année on est à plus 4 tonnes alors que l’année dernière nous étions à 1,7 tonne».
Tout en incitant les  Gabelous à continuer à être vigilants pour barrer la route aux trafiquants, qui ont fini de faire du Sénégal une zone transit, le Comité interministériel de lutte contre la drogue  avoue «ne pas disposer de chiffres exacts sur le nombre de personnes qui font usage de drogue au Sénégal. Mais qu’une enquête est en train de se faire pour en avoir une idée exacte», informe Matar Diop, coordonnateur du Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild), qui s’exprimait samedi en marge de la randonnée pédestre organisée pour marquer la fin de la semaine de lutte contre la drogue et dont le thème est : «Le rôle de la Société civile dans la prise en charge des usagers de drogue au Sénégal.» «Nous sommes en train de conduire une étude qui puisse concerner toute l‘étendue du territoire national, toutes les tranches d’âge et socio-professionnelles», confie Matar Diop, qui rappelle qu’il y a eu une enquête menée sur la région de Dakar en 2011, qui révélait qu’ «un échantillon de 3000 personnes, il y avait des élèves qui fumaient du chanvre indien dans une proportion de 5,4%». Une autre étude  en 2007 avait permis de se faire une idée sur un échantillon de 1324 personnes, il y avait une proportion importante de personnes atteintes du Sida avec 9% de femmes  prises en charge.
ambodji@lequotidien.sn

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