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Le constat est général et constant. Dans certains quartiers de la ville de Kolda, l’eau des robinets ne coule plus. Dans ce contexte de guerre sanitaire contre la maladie du coronavirus, l’eau est une arme principale dans ce combat. Malheu­reu­sement ce liquide précieux est devenu une denrée rare au grand désarroi des résidents des quartiers comme Montagne, Plateau, Sikilo, Zone bel air, Zone lycée, Sikilo ouest et centre qui semblent souffrir le plus de ces coupures. Alors que les populations ne cachent plus leur ras-le-bol. Pour s’approvisionner en eau, elles se ravitaillent à partir des puits traditionnels. Mieux, garçons et filles font des distances en charrette, à vélo ou en moto, à la recherche de puits modernes à pompe. Le calvaire de ces populations est constant. Ce qui fait dire à Sassoum Léye Kouyaté, «qu’on ne peut pas combattre le coronavirus sans eau». Pour l’instant, la ville de Kolda est encore épargnée par le virus même s’il abrite un centre de traitement des épidémies.
Rencontrée à bord d’une charrette remplie de bidons d’eau de 20 litres, une dame fait part son calvaire : «Nous les femmes sommes les plus fatiguées de ce manque d’eau, et nous courons de gauche à droite pour trouver de l’eau à apporter dans nos maisons.» Mme Baldé, la quarantaine, ajoute : «Le lavage quotidien des mains pour éviter le coronavirus risque d’être mal appliqué à cause du manque d’eau. Certaines populations de ces quartiers menacent de mener des actions pour exiger le retour à la normale du liquide précieux.» Dans ce contexte de lutte contre le coronavirus et en plein mois de ramadan, le manque d’eau perturbe certains ménages qui déjà souffrent de la forte canicule qui sévit actuellement dans cette partie du pays. De son côté, Sen’eau parle de travaux de réparation et de raccordement, qui seraient à l’origine de ces dysfonctionnements dans la distribution de l’eau dans la ville de Kolda.

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