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Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et l’assainissement.

Le ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale Mansour Faye a, dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), procédé hier au lancement des travaux de la piste Notto-Keur Malal-Keur Oumar, du forage de Keur Mbir Ndao, commune de Notto-Gouye-Diama, et à la mise en service des travaux d’électrification rurale de Keur Daouda Cissé, commune de Fandène.

Fin du calvaire des populations des communes de Notto-Gouye-Diama et de Fandène, pourrait-on dire. Le ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale, Mansour Faye, vient en effet de procéder au lancement des travaux des pistes de désenclavement de Notto-Keur Malal-Keur Oumar et du forage de Keur Mbir Ndao, commune de Notto-Gouye-Diama. Aussi, il a mis à profit l’occasion pour mettre en service les travaux d’électrification rurale de Keur Daouda Cissé, commune de Fandène. Ces infrastructures répondent à de vieilles doléances des populations que le gouvernement pense devoir réaliser dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). A en croire le ministre Faye, «l’ouvrage de 7 km de long, financé par la Banque islamique de développement (Bid) pour environ 800 millions de francs Cfa, est une piste de production reliant Notto-Keur Malal à Keur Oumar. Il va desservir environ huit localités et désenclaver cette zone de maraîchage et horticole par excellence, où énormément de Sénégalais s’activent». A ses yeux, «l’évacuation de la production va constituer un facteur majeur pour le développement de la localité». Aussi va-t-elle «alléger les travaux, non seulement des femmes, mais de tous les acteurs qui tournent autour de cette activité économique».

Plus de 700 km de pistes réalisées depuis 2015
Mansour Faye rappelle dans ce cadre que le Pudc a réalisé plus de 700 km de pistes depuis 2015. En perspective, annonce-t-il, «800 km sont prévus à l’échelle nationale. Les financements sont mobilisés à partir de la Bid et du bailleur, la Banque africaine de développement (Bad), avec la contribution de l’Etat du Sénégal qui mettra aussi un budget pour effectivement réaliser ces ouvrages». Et cela, sans compter «l’autre bailleur, en l’occurrence le Fonds saoudien de développement, qui va bientôt démarrer».
Après le tronçon Notto-Keur Malal-Keur Oumar, le ministre a lancé les travaux d’adduction d’eau de Keur Mbir Ndao. Une localité confrontée à un manque d’eau criard et qui ne rate jamais une occasion pour crier sa soif. «Aujourd’hui, la solution est trouvée et le Pudc va réaliser un système d’adduction d’eau multi-villages, composé d’un forage, d’un château d’eau de 150 mètres cube d’eau et d’un réseau d’adduction». L’infras­tructure, estime-t-il, va connecter environ quatre villages pour un coût de 180 millions francs Cfa, financés par le Budget consolidé d’investissement. Dans le cadre de l’adduction d’eau, il rappelle que «le Pudc a eu à réaliser environ 300 forages à l’échelle nationale dans le cadre de sa première phase. Et nous allons encore en réaliser 80 pour des financements déjà disponibles». Selon lui, «en termes d’accès à l’eau potable, énormément de pas ont été réalisés. Aujourd’hui, nous sommes aux alentours de 90% en termes de taux d’accès en milieu rural». La mise en service des travaux d’électrification rurale de Keur Daouda Cissé, à Fandène, a été la dernière étape de la tournée du ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale, Mansour Faye. Un réseau d’autant plus important qu’il vient fournir de l’éclairage public aux populations de la commune de Fandène.
Il rappelle qu’en termes d’électrification rurale, le Pudc a aussi eu à électrifier plus de 800 villages. En perspective, pour des financements déjà mobilisés, le ministre d’indiquer : «Pour le moment, nous allons électrifier plus de 80 villages.» Le tout, dit-il, «pour l’atteinte d’ici 2025 de l’accès universel à l’eau, à l’électricité», sans compter «les services sociaux de base relativement à la carte scolaire, la carte sanitaire, les infrastructures de mobilité collectives, culturelles et sportives». Et de penser, vu «le rythme imprimé», que d’«ici 2025, ces accès universels seront atteints et cela, pour le bénéfice des populations pour ainsi régler les questions d’équité sociale et territoriale à l’échelle nationale».
nfniang@lequotidien.sn

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