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Ebola est un virus très tenace même après l’hospitalisation des malades. La dernière épidémie en Afrique de l’Ouest a fait entre 2013 et 2015 plus de 11 000 morts. Ce samedi 14 janvier, une étude publiée dans une revue médicale britannique montre qu’un an après leur sortie de l’hôpital, les trois quarts des survivants du virus ont toujours de graves problèmes de santé. Fièvre, douleurs musculaires, maux de tête et même parfois perte de la vue. Les traces du virus Ebola restent bien présentes chez les survivants, un an après leur sortie de l’hôpital. En Guinée, 800 d’entre eux ont été étudiés. Dans un pays où le virus avait fait près de 2 540 morts. «On s’est aperçu que le virus pouvait rester quiescent, c’est-à-dire dormant, puis de temps en temps se réactiver. On appelle cela des réservoirs. La personne n’est pas du tout contagieuse, il faut être tout à fait rassurant, par contre au niveau interne, il peut y avoir cette petite réactivation et donc c’est aussi un enjeu important d’essayer de l’évaluer pour pouvoir prendre en charge tous ces patients», explique Eric Delaporte,  professeur de maladie infectieuse et directeur de cette étude sur les survivants.
Est-ce qu’à un moment on guérit totalement du virus Ebola ? Réponse du professeur Dela­porte : «Clairement oui. Globa­le­ment, les patients vont de mieux en mieux, mais certains avec cette fluctuation des symptômes. Il faut être optimiste et je pense qu’avec le temps les choses vont aller en s’arrangeant, bien entendu si on a les moyens d’assurer leur prise en charge et leur accompagnement.» L’accompagnement des survivants après la phase aiguë, une des clés pour réussir l’après-Ebola. Selon les estimations, 17 000 personnes ont survécu au virus lors de la dernière épidémie en Afrique de l’Ouest.

Rfi

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