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L’Alliance pour la défense de l’école publique et des travailleurs (Adept) dénonce le mépris du ministère de l’Education nationale à son égard depuis maintenant 2 ans pour n’avoir pas atteint les 10% aux élections de représentativité.

L’Alliance pour la défense de l’école publique et des travailleurs (Adept) a tenu hier son 2e congrès ordinaire sous le thème «Syndicalisme et droit à l’éducation». Une occasion pour ce syndicat d’enseignants de dénoncer le snobisme du ministère de l’Education nationale à son égard depuis maintenant deux ans. Pour cause, au sortir des élections de représentativité, l’Adept n’avait pas atteint les 10% de représentativité. Sur cette base-là, elle a été écartée de toutes les formes de négociation, selon son secrétaire général national. «On n’a même pas droit à l’information. On a d’énormes difficultés pour accéder à ce ministère et prendre en charge correctement les préoccupations des collègues qui nous ont fait confiance», a martelé hier Cheikh Diop en marge du congrès. Le syndicaliste invite les autorités à se ressaisir, car ce mépris ne peut prospérer. «C’est un facteur d’instabilité. Nous sommes des syndicats légalement constitués. Nous sommes porteurs de revendications des camarades qui nous font confiance et comme tel est le cas, nous n’avons d’autres choix que de nous organiser et faire face pour que nous puissions faire notre mission dans des conditions acceptables», a informé M. Diop. Toutefois, il a reconnu que le principal problème des enseignants reste l’éparpillement de leurs forces. «Ce n’est pas acceptable, cela n’est pas sérieux d’avoir plus de 40 syndicats dans le secteur de l’éducation nationale», avoue-t-il. Conscients de ce mal, renseigne le Sg de l’Adept, les enseignants œuvrent depuis quelque temps à mettre en place un cadre unitaire qui regroupera tous les syndicats d’enseignants n’ayant pas obtenu 10% aux élections de représentativité. «Ce sera un seul cadre qui va parler au nom de tous ces syndicats-là et qui pourra, je l’espère, être entendu par les autorités pour qu’on puisse ensemble, de façon concrète, prendre en charge les préoccupations des enseignants qui nous ont fait confiance», dit-il. Même s’ils n’ont pas 10%, ces syndicats recalés drainent des centaines d’enseignants au Sénégal qui leur font confiance et qui leur ont confié leurs revendications afin qu’ils les portent et les défendent devant les autorités.

Le 2e congrès ordinaire de l’Adept est «un cadre pour réfléchir profondément sur la crise» qui secoue l’école sénégalaise et qui affecte de façon considérable les résultats du système depuis des décennies.
ksonko@lequotidien.sn

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