PARTAGER

Après leur sit-in du 15 novembre dernier, les travailleurs de la Chambre de commerce et d’industrie de Dakar prévoient une marche si les négociations n’aboutissent pas. Pour le moment, c’est la peur au ventre.

Les travailleurs de la Chambre de commerce et d’industrie de Dakar (Ccid) ont peur de se retrouver à la rue. Ils accusent la société Tvs sea invest d’être à l’origine de leurs maux. Ils s’offusquent du refus de ladite société de peser les produits débarqués sur leur site sur les ponts bascules de la Cciad. Selon eux, la position de l’entreprise constitue une violation de la législation. «Cette décision prise en accord avec le Port autonome de Dakar et certaines autorités douanières viole le décret 2014-47 du 20 janvier 2014 portant organisation et fonctionnement de la Chambre de commerce qui joue le rôle d’arbitre. C’est elle qui délivre les certificats et intervient en cas de litige. Et Tvs n’est pas habilitée à le faire», considère Cheikh Moussa Kane, coordonateur du collège des délégués.
Pour lui, la situation actuelle constitue un manque à gagner pour les employés et pour l’économie du pays. Pour le moment, ces travailleurs préfèrent poursuivre les négociations. «Les travailleurs sont aujourd’hui menacés, car les recettes émanant de la Tvs représentent 45% de celles de la Ccid. Nous avions commencé par une réunion d’information, ensuite on a organisé un sit-in et la conférence de presse pour sensibiliser l’opinion nationale», précise Cheikh Moussa Kane, foulard rouge autour du cou. Cependant, il sollicite l’intervention des autorités pour le déblocage de la situation : «Nous interpellons les autorités du Port autonome de Dakar, de la douane, la Chambre de commerce et la Tvs. Nous espérons que les négociations vont aboutir pour le bien du pays et la compétitivité du Port de Dakar». En cas d’échec, les travailleurs de la Chambre de commerce et d’industrie de Dakar entendent organiser des marches et des campagnes de sensibilisation auprès des autres industries également «menacées».
Stagiaire

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here