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Construire un pont culturel entre le Sénégal et le Maroc, tel est l’objectif du programme itinérant d’escales artistiques. Organisé par l’Associa­tion Afrikayna, en collaboration avec la Maison des cultures urbaines, ce programme va se dérouler du 21 au 27 octobre 2019 et s’articuler autour de la formation sur les métiers de la musique, et permettra aux artistes de créer un pont culturel.

La première édition du programme itinérant d’escales artistiques marocaines en terre d’Afrique pose ses valises au Sénégal. Dakar est la première étape de ce programme qui consiste à présenter une sélection de professionnels et acteurs culturels du Maroc à leurs homologues du pays hôte qui est le Sénégal. Des rencontres professionnelles et des prestations artistiques, comme autant de fenêtres ouvertes sur les cultures et le patrimoine contemporain et traditionnel du Maroc et du pays hôte. Ainsi, du 21 au 27 octobre 2019, il y aura des rencontres et rendez-vous pour la multiplication des ponts d’échanges des cultures urbaines et contemporaines visant le partage d’expériences, des dynamiques artistiques des structures et artistes similaires de part et d’autre. Hier, l’Association Afrikayna et la Maison des cultures urbaines (Mcu), les organisateurs, ont tenu une conférence de presse pour expliquer les contours de ces rencontres. Hicham Bahou, co-directeur du festival L’boulevard de Casablanca, partagera son expérience de directeur artistique autour du graphisme et de l’identité visuelle d’évènements artistiques. Raja Saddiki, vidéaste et réalisatrice de documentaire marocaine, dispensera un atelier de vidéo appliquée à la scène et aux projets musicaux. En marge de cet atelier, la programmation comprend également la projection de son documentaire à succès Aji bi. Chadi Ilias Bouassria, photographe spécialisé dans la photographie de spectacle, dispensera un atelier de photographie de scène et de spectacle vivant. Adam Belarouchia, artiste marocain qui a plusieurs fresques murales à son actif, dispensera pendant 4 jours un atelier pratique de muralisme. Et enfin, Reda Boudina alias RDS, de son nom d’artiste graffiti, travaillera également pendant 4 jours sur un atelier de street art. Pour Amadou Fall Ba, l’administrateur de la Maison des cultures urbaines, «il y a beaucoup de connexions dans d’autres secteurs, mais pas dans la culture. C’est pourquoi nous avons voulu travailler à intensifier les relations culturelles». Selon Righta Khaaldi de l’Association Afrikayna, «la coopération a démarré depuis plus d’une dizaine d’années. On est heureux de la concrétiser. On va essayer de mettre en lumière notre expérience au profit des acteurs culturels locaux. Nous allons discuter des métiers autours du hip-hop. Nous allons essayer de revaloriser les métiers autours de la scène avec des échanges d’expériences. Nous allons apprendre du Sénégal et l’aider sur d’autres secteurs».

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