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Le syndicat d’initiative et du tourisme du Lac Lace Rose tente tant bien que mal d’attirer des visiteurs mais se heurte au manque d’infrastructures. L’éclairage public y fait défaut. Ce qui pose un problème de sécurité. Les professionnels exhortent l’Etat à s’investir.

Le secteur du tourisme au Sénégal n’est pas au mieux de sa forme, ce n’est plus un secret pour personne. Malgré cet état de fait, ils sont nombreux, les acteurs qui se ceignent les reins pour tenter de le relancer. Seulement, les autorités ne suivent pas. Du moins, leurs méthodes ne sont pas efficaces, à en croire les professionnels. Qui ont célébré, hier, au Lac rose, la Journée mondiale du tourisme. Une occasion saisie par Mame Pathé, gérant d’un hôtel, pour lister leurs problèmes. «Le tourisme ne marche pas parce que le secteur a des gens qui ne le connaissent pas.»
Pour lui, avant de commencer à promouvoir la destination, il faut mettre le minimum.  «Le Lac rose est laissé à l’état sauvage. Il n’y a pas d’éclairage public ni de sécurité. Même pour nettoyer le lac, on se cotise pour le faire, on ne reçoit aucun soutien. Le ministre du Tourisme sait tout ce qui se passe ici mais il ne fait rien», constate-t-il. Le souhait du syndicat d’initiative et du tourisme du Lac Lace Rose est que la «tutelle soit  consciente de notre potentiel pour vendre la destination Sénégal. Le billet Paris-Dakar-Paris, c’est le prix d’une semaine en Tunisie en demi-pension. Il faut diminuer les taxes sur les billets d’avion pour qu’on puisse se positionner sur le marché». Et cette position, expliquent-ils, passe par  la volonté de se concentrer sur le tourisme local. «Pourquoi l’Etat ne se focalise-t-il que sur la clientèle française ? L’Europe de l’Est est un marché porteur», dit Mame Pathé.
Interpellé sur le projet de relance du tourisme, Amadou Bocoum Diouf, président du syndicat d’initiative et du tourisme du Lac Lace Rose pense que «l’application du plan de relance laisse à désirer. Sur le terrain on ne voit pas l’impact du plan. On attend de l’Etat un accompagnement. On a besoin d’éclairage, de sécurité et d’une politique de promotion».
Si pour le moment le  syndicat d’initiative et du tourisme du Lac Lace Rose n’a pas de soutien de l’Etat, il peut néanmoins compter sur des jeunes bloggers, qui se sont engagés à apporter leur contribution en proposant du contenu sur internet.
mgaye@lequotidien.sn

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